Dopage: la Russie ne fait rien de concret, selon Dick Pound

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Le président de la commission d'enquête indépendante de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound.

Photo Denis Balibouse, Reuters

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Stephen Wilson
Associated Press
Londres

Le Montréalais qui dirige l'enquête qui a entraîné la suspension de la Russie des épreuves internationales d'athlétisme a déclaré qu'il voyait très peu de preuves de la volonté du pays de rectifier la situation à temps pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

L'ex-président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound, a confié à l'Associated Press que la Russie «complote et procrastine» dans sa réforme de son programme antidopage et que «le temps commence à manquer» afin que ses athlètes puissent obtenir le feu vert afin de participer aux JO au mois d'août.

«Il y a eu beaucoup de fanfaronnades et de déni du genre «vous vous acharnez sur la Russie', a mentionné Pound. J'hésite à dire s'ils prennent l'enjeu au sérieux ou s'ils prennent pour acquis que le problème disparaîtra de lui-même.»

L'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) a suspendu la Fédération russe d'athlétisme en novembre après la publication d'un rapport de la commission indépendante de l'AMA dirigée par Pound qui mettait en lumière la corruption et le dopage parrainés par l'État en Russie.

«Nous pensions à l'époque où nous avions publié le rapport que s'ils avaient pris la situation au sérieux et qu'ils avaient adopté de véritables réformes ils auraient probablement pu en faire suffisamment pour être de retour à Rio, mais ils complotent et procrastinent et je crois qu'ils commencent à manquer de temps», a déclaré Pound dans un entretien réalisé lors d'une conférence sur la lutte contre le dopage à Londres au stade de Twickenham.

Les dirigeants de l'IAAF se réuniront pour une rencontre de deux jours à compter de jeudi à Monaco, où ils examineront les efforts de la Russie pour réformer son programme de lutte au dopage sportif. De plus, l'AMA doit déterminer si l'Agence antidopage (RUSADA) et le laboratoire antidopage russes se sont pliés à ses règlements avant que le pays puisse effectuer un retour sur la scène athlétique internationale.

«Ils sont conscients de la tâche qui les attend, a confié le président de l'AMA Craig Reedie. Notre principale priorité est d'assigner deux experts indépendants à Moscou afin de mettre sur pied la nouvelle RUSADA, et ils sont aussi conscients des échéanciers pour y parvenir.»

Pound a aussi mis en doute la volonté de la Russie pendant son discours lors de la conférence.

«Je ne crois pas qu'ils dépensent beaucoup de temps et d'énergie afin d'atteindre l'objectif qui a été établi, a-t-il poursuivi. On dirait qu'ils jouent à la chaise musicale sur le Titanic.

«Ce n'est pas seulement en démontrant de la volonté de procéder à des changements qu'ils seront réintégrés, a ajouté Pound. Il y aura des vérifications de faites. C'est un obstacle considérable. S'ils n'ont pas mis suffisamment d'efforts là-dedans, et que l'AMA et l'IAAF sont insatisfaites, je crois qu'ils ne seront pas présents à Rio.»

Pound a conclu que l'IAAF et l'AMA «ne risqueront pas leur réputation en se fermant les yeux ou en jouant au mort».

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