Cheveux gris à la ligne bleue du CH

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Avec l'acquisition de Sergei Gonchar (notre photo) et Bryan Allen, la ligne bleue du Canadien est la plus vieille de la LNH.

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Le Canadien est une équipe jeune, entend-on sur toutes les tribunes. Encore vendredi, après l'entraînement, Michel Therrien tenait ces propos.

C'était aussi la perception qui se dégageait après la victoire de jeudi, quand on constatait que les auteurs des buts, Lars Eller, Max Pacioretty et Dale Weise, ont respectivement 25, 26 et 26 ans. Ou quand on remarquait que le gardien gagnant, Carey Price, est âgé de 27 ans.

En fait, le Tricolore est jeune à l'avant et devant le filet. Mais pas à la ligne bleue, et la transaction conclue par Marc Bergevin, quelques heures avant le match, a amplifié ce phénomène.

Avec l'acquisition de l'arrière de 34 ans Bryan Allen, la moyenne d'âge des défenseurs du CH se chiffre maintenant à 31,1 ans, la plus vieille de la ligue. L'équipe le plus près: les Hurricanes de la Caroline... à 29,3 ans!

Et la moyenne du Canadien tient compte de la présence de Nathan Beaulieu, que d'aucuns se demandent s'il n'ira pas poursuivre son apprentissage à Hamilton. Si tel est le cas, la moyenne grimperait à 32,7 ans.

Une autre façon de mesurer le phénomène: sur les 20 défenseurs de 35 ans ou plus dans la LNH, trois évoluent pour le camp montréalais: Sergei Gonchar, Andrei Markov et Mike Weaver. Autant de joueurs qui pourraient manquer d'essence par moments, au cours des périodes plus exigeantes du calendrier.

De l'expérience

Michel Therrien assure toutefois qu'il ne s'agit pas d'un problème.

«On a ajouté de l'expérience, ce qui n'est pas méchant, estime l'entraîneur-chef. La gestion du temps de glace, ça va selon les performances. Il y a différentes solutions, et à partir de là, on va prendre nos décisions. Je n'y vois pas de problème.»

«En ce moment, on compte sur sept défenseurs vétérans, en plus de Beaulieu, a rappelé Weaver. On peut tous jouer tous les soirs, donc je ne sais pas si ça signifie qu'on aura des congés de temps en temps. Mais un DG, c'est comme un joueur d'échecs, il doit penser en avance. Il a peut-être acquis des joueurs qui serviront ensuite pour d'autres transactions. Qui sait ce qui va se produire?»

Weaver craint-il d'être une de ces cibles potentielles?

«Tu ne peux pas t'inquiéter. Marc m'a donné un contrat cet été pour que je fasse partie de l'équipe, pour aider à gagner la Coupe. Serai-je encore ici dans deux ans? Ce sera leur décision. Mais en tant que joueur, on ne peut pas penser à ça, c'est votre travail de le faire.»

Gardons aussi en tête le contexte un peu irréel du début de saison du Canadien. Après 21 matchs, les arrières de l'équipe ont seulement raté un total de 4 matchs sur blessure. Si l'un d'eux devait tomber au combat, la congestion à la ligne bleue se réglera.

Mais d'ici là, à moins de déployer une formation à sept défenseurs, Therrien sera contraint à retrancher chaque soir un de ses vétérans, que ce soit Weaver, Allen ou Tom Gilbert...

Dans le vestiaire

Un coéquipier apprécié

Bryan Allen reconnaîtra au moins deux visages quand il rejoindra ses nouveaux coéquipiers du Canadien. Il y a d'abord Drayson Bowman, qui a joué avec lui en Caroline pendant un peu plus d'une saison. «Il va au bâton pour ses coéquipiers. Il est costaud, donc il peut le faire mieux que d'autres! Ce sera bien de l'avoir parmi nous», a estimé l'attaquant. L'autre, c'est Mike Weaver, qui a défendu la ligne bleue des Panthers de la Floride en compagnie du colosse de 6' 5 pendant une partie de la campagne 2010-2011. «Bryan apporte une présence physique pour les bagarres devant le filet, il a un long bâton, il fait son travail, a expliqué Weaver. Et il ne tente rien de compliqué, contrairement à moi», a-t-il blagué. Michel Therrien n'avait toujours pas confirmé, vendredi midi, si Allen participerait ou non aux matchs de la fin de semaine.

Le voyage des mères

Par ailleurs, les joueurs ne seront pas seuls pour cette virée de deux matchs en deux soirs à Boston et à New York. Ils seront en effet accompagnés par leurs mères, après avoir fait un voyage avec leurs pères la saison dernière. «Ce sera formidable. Mon père est jaloux, a raconté Brandon Prust. Je suis vraiment content qu'elle soit là, elle a tellement fait de sacrifices toute sa vie, à se lever tôt pour des voyages, des tournois. Elle n'a pas manqué un seul de mes matchs depuis que j'ai 15 ans.» Les mères ont d'ailleurs assisté à l'entraînement optionnel, au cours duquel Prust a donné une leçon pugilistique à Alex Galchenyuk. «Alex voulait montrer à sa mère qu'il pouvait recevoir une correction! Ma mère a dû me voir me battre 100 fois, je suis sûr qu'elle ne regardait même pas!»

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