Rex Tillerson dément les rumeurs de son départ avec véhémence

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Agence France-Presse
Bruxelles

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, en visite au siège de l'OTAN à Bruxelles mercredi, a démenti, visiblement excédé, les rumeurs selon lesquelles la Maison-Blanche est en train de le pousser à démissionner.

Des rumeurs persistantes sur les relations tendues entre Tillerson et le président Donald Trump ont réémergé la semaine passée, des médias américains rapportant, selon des sources anonymes, que le chef de la diplomatie américaine partirait dans les semaines à venir.

Rex Tillerson avait déjà écarté ces rumeurs d'un revers de la main, mais elles l'ont poursuivi jusqu'en Europe, lors d'une tournée au cours de laquelle il devait s'entretenir avec l'UE, l'OTAN, et les dirigeants de l'OSCE.

Interrogé mercredi à l'OTAN sur la raison pour laquelle il n'avait pas démissionné, sa réponse a été ferme.

«C'est une histoire qui n'arrête pas de revenir toutes les six semaines, et je dirais qu'il faut que vous tous obteniez de nouvelles sources, parce que cette histoire est toujours fausse», a rétorqué Rex Tillerson.

Donald Trump avait nommé à la tête de la diplomatie américaine cet ancien pilier du secteur pétrolier de 65 ans en avril, sur les recommandations de Condoleezza Rice et Bob Gates, anciens secrétaire d'État et secrétaire à la Défense républicains.

Sa confirmation par le Sénat américain s'était fait sans problème après une carrière illustre à la tête du géant de l'énergie ExxonMobil. Ses qualités de cadre et ses contacts à l'international étaient d'ailleurs vus comme un avantage.

Mais sa tentative de réduire drastiquement le budget du département d'État à la faveur de réductions d'effectifs et d'alléger la bureaucratie a rencontré une forte résistance de la part de diplomates en place de longue date, et le rythme lent des nouvelles embauches a agacé certains membres de la Maison-Blanche.

Les relations entre Rex Tillerson, nouveau venu en politique, et Donald Trump sont notoirement difficiles. Les deux hommes ont eu des divergences publiques sur plusieurs dossiers, du réchauffement climatique à l'Iran en passant par la Corée du Nord et la crise du Golfe, et le président a parfois ouvertement rabroué son ministre.

Les rumeurs d'un départ prochain du chef de la diplomatie circulent à Washington depuis l'été. Elles avaient été relancées en octobre quand la chaîne de télévision NBC News avait rapporté que le ministre avait qualifié le président de «débile», contraignant Rex Tillerson à prêter publiquement allégeance au locataire de la Maison-Blanche.




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