Tillerson affirme qu'il n'a «jamais envisagé de démissionner»

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«Il ne m'est jamais venu à l'idée de partir. J'ai été nommé par le président et je suis là aussi longtemps que le président a le sentiment que je peux être utile pour atteindre ses objectifs», a déclaré Rex Tillerson au département d'État à Washington.

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Agence France-Presse
Washington

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a affirmé mercredi qu'il n'avait «jamais envisagé de démissionner», lors d'une rare conférence de presse donnée à la suite d'informations de presse faisant état de graves dissensions avec le président Donald Trump.

«Il ne m'est jamais venu à l'idée de partir. J'ai été nommé par le président et je suis là aussi longtemps que le président a le sentiment que je peux être utile pour atteindre ses objectifs», a déclaré Rex Tillerson au département d'État à Washington.

NBC News a rapporté mercredi que le chef de la diplomatie américaine avait traité Donald Trump de «débile» à la fin d'une réunion au Pentagone cet été, et menacé de démissionner à la même époque en raison de différends profonds avec le président. Selon ce média, qui cite plusieurs hauts responsables américains, le vice-président Mike Pence l'a rencontré quelques jours après pour lui demander d'être plus respectueux à l'égard de Donald Trump mais aussi pour le convaincre de ne pas démissionner.

«Le vice-président n'a jamais eu à me convaincre de rester secrétaire d'État, car je n'ai jamais envisagé de quitter cette fonction», a-t-il insisté mercredi, debout derrière un pupitre. «Mon engagement en faveur du succès de notre président et de notre pays est aussi fort que le jour où j'ai accepté de servir comme secrétaire d'État.»

Interrogé, après son discours, sur le qualificatif de «débile» qu'il a, selon NBC, attribué à Donald Trump, Rex Tillerson a balayé, sans clairement démentir: «Je ne vais pas m'occuper de choses aussi insignifiantes», «cela n'a pas d'autre objectif que de diviser», «et je ne vais pas participer aux efforts pour diviser cette administration».

La presse américaine a plusieurs fois rapporté l'existence de tensions entre les deux hommes, et le président a plusieurs fois semblé compliquer la tâche de son ministre avec des déclarations qui n'allaient pas dans le sens de la stratégie élaborée au département d'État.

Dimanche, dans une série de tweets, Donald Trump avait paru rabrouer Rex Tillerson, son «merveilleux secrétaire d'État», pour avoir évoqué publiquement l'existence de «canaux de communication» avec Pyongyang visant à «sonder» les intentions du régime quant à l'avenir de son programme nucléaire.

«Il perd son temps à négocier», avait-il écrit. «Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire.»

Lundi, l'un des plus proches conseillers de Rex Tillerson, R.C. Hammond, avait affirmé à l'AFP qu'il n'y avait «pas de crise» entre le ministre et le président, après un nouveau différend public.

Dimanche, dans une série de tweets, Donald Trump avait en effet paru rabrouer Rex Tillerson, son «merveilleux secrétaire d'État», pour avoir évoqué publiquement l'existence de «canaux de communication» avec Pyongyang visant à «sonder» les intentions du régime quant à l'avenir de son programme nucléaire.

«Il perd son temps à négocier», avait-il écrit. «Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire.»




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