Erdogan à Washington: des manifestants «brutalement attaqués»

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Des manifestants pro-Erdogan ont organisé un rallye devant la Maison-Blanche, mardi, lors de la visite du président turc.

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Agence France-Presse
Washington

La police de Washington dénonce une «attaque brutale visant des manifestants pacifiques» après des affrontements mardi entre des gardes du président turc Recep Tayyip Erdogan et des protestataires kurdes.

Ces violences se sont déroulées mardi soir devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie, où le chef de l'État turc s'est rendu après son entretien à la Maison-Blanche avec le président américain Donald Trump.

La rixe, une «attaque brutale visant des manifestants pacifiques» selon les mots du chef de la police de la capitale, Peter Newsham, s'est soldée par le bilan suivant: 11 personnes plus un policier blessés, neuf personnes parmi les blessés transportées à l'hôpital, d'où elles sont ressorties depuis.

La police a interpellé deux suspects domiciliés aux États-Unis, à l'encontre desquels elle a engagé des poursuites, le premier pour coups et blessures, le second pour agression d'un membre des forces de l'ordre.

Les enquêteurs ont précisé disposer de «très bonnes vidéos» sur la rixe. Ces images montrent des partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan s'affrontant avec des manifestants kurdes.

Selon des témoins cités par des médias, les gardes du corps du président turc ont attaqué des manifestants qui brandissaient le drapeau des milices kurdes syriennes du PYD, qu'Ankara considère comme une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (séparatiste kurde turc).

«Nous faisons part, dans les termes les plus forts, de notre préoccupation au gouvernement turc», a réagi mercredi le département d'État américain.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a de son côté condamné dans un communiqué «une violente attaque contre des manifestants pacifiques, qui est un affront aux valeurs de Washington et à nos droits en tant qu'Américains».

M. Newsham n'a pas clairement confirmé si les agresseurs en costume sombre visibles sur les vidéos étaient bien des gardes du corps du président Erdogan, en indiquant que l'enquête se poursuivait.

«L'intervention de la police était risquée car il y avait des personnes porteuses d'arme à feu», a toutefois déclaré le chef de la police.

«Il est possible que se pose une question d'immunité diplomatique», a-t-il ajouté, en précisant que cela n'empêcherait pas les investigations de se poursuivre.

Il a enfin confirmé que le Secret Service, l'agence d'élite chargée de protéger les personnalités officielles aux États-Unis, avait «stoppé» deux personnes, sans confirmer si elles avaient été relâchées.




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