Suicide à huit ans: la coroner pointe du doigt l'intimidation

Selon Carla Leader, l'une des avocates de la... (Photo tirée de Twitter)

Agrandir

Selon Carla Leader, l'une des avocates de la mère de Gabriel Taye, ce dernier était un enfant enjoué et ne souffrait d'aucun problème de santé mentale.

Photo tirée de Twitter

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Lisa Cornwell
Associated Press
CINCINNATI, Ohio

Une coroner a décidé de rouvrir l'enquête sur le suicide d'un garçon de huit ans en Ohio, et le conseil scolaire de Cincinnati a rendu publiques les images des caméras de surveillance qui montrent certains événements s'étant produits à l'école deux jours avant qu'il se soit enlevé la vie.

Le jeune Gabriel Taye s'est pendu dans sa chambre avec une cravate le 26 janvier dernier.

La coroner Lakshmi Sammarco a indiqué jeudi, sur les ondes d'une station de radio de Cincinnati, qu'elle avait demandé à la police de mener une enquête plus approfondie afin de déterminer si des facteurs ont pu contribuer au suicide de l'enfant. La coroner a du mal à croire qu'un enfant de huit ans puisse même songer à se suicider.

La mère du garçon, Cornelia Reynolds, soutient qu'elle ignorait que son enfant avait été victime d'intimidation et avait été frappé jusqu'à ce que ses avocates consultent le dossier de la police, dans lequel un enquêteur décrivait le contenu de la vidéo de surveillance de l'école.

Selon les avocates, la vidéo montre l'enfant tenter de serrer la main d'un autre qui le frappe ensuite avec force, le faisant tomber sur ses mains et ses genoux. Environ une minute plus tard, il l'a poussé contre un mur et il a perdu conscience. L'enfant est demeuré inconscient, par terre, au milieu de ses camarades, pendant quelques minutes avant qu'un membre de la direction puis une infirmière de l'école ne viennent à son secours, ont-elles décrit.

Vendredi, le conseil scolaire a rendu publique cette vidéo de 24 minutes, un peu floue, soutenant que «les allégations rapportées dans les médias ne sont pas soutenues par la vidéo», et que ce qui est arrivé à Gabriel n'est pas clair.

De plus, une porte-parole de l'école a dit que l'enfant n'a jamais dit ce jour-là qu'il s'était fait frapper, mais plutôt qu'il s'était évanoui.

Lorsque Mme Reynolds est venue cueillir Gabriel à l'école ce jour-là, la direction lui a simplement dit que l'enfant avait perdu conscience, mais qu'il était maintenant alerte. Selon le conseil scolaire, la direction aurait alors conseillé à la mère d'emmener quand même le garçon à l'hôpital, ce que contestent ses avocats. L'enfant a finalement été conduit à l'hôpital lorsqu'il s'est mis à vomir.

Selon Carla Leader, l'une des avocates de sa mère, le jeune Gabriel, un enfant enjoué, ne souffrait d'aucun problème de santé mentale.

Lorsque sa mère lui avait demandé ce qui s'était passé à l'école ce jour-là, il avait répondu qu'il n'en savait rien, selon les avocates. Me Jennifer Branch soutient que l'enfant ne se souvenait vraiment de rien après avoir perdu conscience.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer