La Nouvelle-Orléans retire quatre monuments confédérés

Des ouvriers sont arrivés aux alentours de 1h00... (Photo Gerald Herbert, Associated Press)

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Des ouvriers sont arrivés aux alentours de 1h00 du matin (2h00 HE) pour démonter la statue de la Battle of Liberty Place, un obélisque érigé en 1891 pour commémorer une rébellion contre un gouvernement racialement intégré après la Guerre civile.

Photo Gerald Herbert, Associated Press

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Agence France-Presse
Washington

La Nouvelle-Orléans a retiré dans la nuit de dimanche à lundi le premier de quatre monuments confédérés controversés qu'elle entend démonter, la municipalité souhaitant se débarrasser de ces édifices considérés comme symboles de racisme par beaucoup d'Américains.

Des ouvriers sont arrivés aux alentours de 1h00 du matin (2h00 HE) pour démonter la statue de la Battle of Liberty Place, un obélisque érigé en 1891 pour commémorer une rébellion contre un gouvernement racialement intégré après la Guerre civile. Ils ont apparemment travaillé de nuit pour limiter les protestations d'opposants, selon les médias locaux.

Plusieurs responsables dans cette ville majoritairement noire ont affirmé avoir reçu des menaces de mort. Les images des télévisions montraient les ouvriers portant casques et gilets pare-balles, des tireurs d'élite de la police surveillant les lieux depuis le toit d'un stationnement adjacent.

«Retirer ces statues envoie un message clair et sans équivoque aux gens de La Nouvelle-Orléans et à la nation: La Nouvelle-Orléans célèbre notre diversité, l'inclusion et la tolérance», a indiqué le maire Mitch Landrieu dans un communiqué lundi.

«La décision de retirer ces statues a été prise après un long processus public», a-t-il souligné.

La municipalité prévoit de démonter trois autres statues, celles des généraux confédérés Robert E. Lee et P.G.T. Beauregard, et de l'ancien président des États confédérés Jefferson Davis.

Ces monuments seront replacés «à un endroit où ils pourront être mis dans un contexte historique», a précisé la mairie.

La décision de déplacer ces monuments a été prise en février 2015, mais des recours en justice ont ralenti le processus. En juin de cette année-là, un partisan de la suprématie blanche avait abattu neuf paroissiens noirs dans une église de Caroline du Sud, déclenchant un débat au niveau national sur les symboles confédérés dans le sud au passé ségrégationniste.

La Caroline du Sud avait retiré peu après le drapeau confédéré qui flottait devant son parlement. L'Université du Mississippi avait également retiré le drapeau de son État, qui inclut l'emblème confédéré, mais d'autres institutions débattent toujours de l'opportunité de faire de même.

L'obélisque retiré lundi était le plus controversé des quatre monuments en question à La Nouvelle-Orléans. Il avait déjà été démonté il y a deux décennies et placé à un endroit moins proéminent dans la ville.

Les opposants estiment que ces monuments confédérés devraient rester en place, car ils font partie de l'histoire de La Nouvelle-Orléans.




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