Donald Trump adoube son premier juge à la Cour suprême

Donald Trump s'est autofélicité d'avoir réussi à confirmer Neil... (PHOTO Joshua Roberts, REUTERS)

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Donald Trump s'est autofélicité d'avoir réussi à confirmer Neil Gorsuch dans les 100 premiers jours de sa présidence, une période au cours de laquelle le chef de l'exécutif a au contraire essuyé de cuisants revers sur sa réforme de l'assurance santé et son décret anti-immigration.

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Sébastien BLANC
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a célébré lundi sa plus belle réussite intérieure depuis le début de sa présidence en accueillant à la Maison-Blanche le juge Neil Gorsuch, dont la confirmation à la Cour suprême redonne le goût de la victoire aux républicains.

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Le juge conservateur Neil Gorsuch a juré lundi de servir la Constitution des États-Unis en siégeant à la Cour suprême, lors d'une cérémonie dans la vénérable institution qui sera suivie d'une deuxième prestation de serment à la Maison-Blanche.

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Le magistrat de 49 ans a prêté serment dans la roseraie à l'extérieur du Bureau ovale, sa dernière étape avant de siéger au temple du droit américain qu'il va faire pencher du côté conservateur.

« Nous sommes réunis ici pour un moment historique », a lancé le président Trump qui, en réussissant à imposer le juge Gorsuch, sait qu'il a contenté des millions d'électeurs de la droite américaine, dont certains avaient voté pour lui uniquement dans cet objectif.

« Un nouveau vent d'optimisme traverse notre pays et une foi renforcée dans l'Amérique remplit nos coeurs », a poursuivi M. Trump, en rendant hommage à « l'intégrité incontestable » du magistrat.

Celui-ci va pouvoir rapidement peser sur la jurisprudence dans le sens souhaité par les religieux traditionalistes, les militants des armes à feu, les opposants à l'avortement ou certains puissants intérêts financiers.

M. Trump s'est autofélicité d'avoir réussi à confirmer Neil Gorsuch dans les 100 premiers jours de sa présidence, une période au cours de laquelle le chef de l'exécutif a au contraire essuyé de cuisants revers sur sa réforme de l'assurance santé et son décret anti-immigration.

Devant les huit autres juges de la Cour suprême, Neil Gorsuch a promis d'être « un serviteur fidèle de la Constitution et des lois de cette grande nation ».

De clerc à pair

Il a prêté serment la main gauche posée sur une Bible tenue par son épouse, face au juge Anthony Kennedy, l'un des deux octogénaires de la vénérable institution. Les juges de la Cour suprême sont nommés à vie, d'où l'importance de leur désignation.

M. Gorsuch avait officié en 1993/1994 comme clerc du juge Kennedy, qui lui a fait prononcer le serment judiciaire, datant de 1789: il s'est engagé à servir l'idéal de justice sur lequel reposent la primauté du droit et la démocratie, avec impartialité et les mêmes égards pour les riches et pauvres.

Deux heures auparavant, Neil Gorsuch a prêté un premier serment face au président de la Cour suprême, John Roberts. Il a cette fois juré de servir la Constitution des États-Unis lors d'une cérémonie privée dans la salle de réunion du bâtiment de marbre blanc de l'institution.

C'est dans cette pièce aux délibérations très confidentielles que se réunit le collège des juges pour décider des affaires qu'ils examineront.

Préposé à la porte

La tradition veut que lors de ces réunions le plus jeune des neuf sages soit chargé d'ouvrir la porte si quelqu'un se présente. Ce rôle devrait donc revenir à M. Gorsuch, plus jeune magistrat nommé à l'instance suprême en un quart de siècle.

Neil Gorsuch pourra siéger dès la semaine prochaine. Il remplace le pilier conservateur Antonin Scalia, décédé en février 2016. La cour est actuellement composée de quatre magistrats conservateurs et quatre progressistes, dont trois femmes.

Dans un pays extrêmement polarisé politiquement, la confirmation de M. Gorsuch a fait l'objet d'une âpre bataille, qui a fait voler en éclats une règle historique du Sénat imposant une majorité qualifiée pour permettre le vote.

Cet affrontement idéologique a duré 14 mois, les républicains refusant tout au long de 2016 d'accorder une audience au juge Merrick Garland, nommé par Barack Obama pour remplacer M. Scalia.

Cette tactique extrêmement controversée s'est soldée au final par une victoire majeure pour Donald Trump et pour le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.




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