Affaire Flynn: Trump était au courant depuis plusieurs semaines

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Donald Trump et Michael Flynn dans la résidence de luxe Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, en décembre dernier.

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Julie Pace, Vivian Salama
Associated Press
Washington

Seulement six jours après avoir prêté serment, Donald Trump a été informé que son conseiller à la sécurité nationale avait induit en erreur son vice-président sur ses contacts avec la Russie.

Donald Trump ne l'a pas avoué à Mike Pence et a attendu près de trois semaines avant de demander la démission de Michael Flynn, parlant d'une érosion lente, mais certaine, de confiance.

M. Flynn a été interviewé par la police fédérale (FBI) sur ses conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe aux États-Unis - un signe que ses liens avec la Russie avaient attiré l'attention des forces de l'ordre.

Mais la Maison-Blanche a tenu à souligner que l'erreur de M. Flynn n'était pas le fait qu'il ait discuté des sanctions américaines contre la Russie pendant la transition, mais bien le fait qu'il ait nié avoir abordé ce sujet pendant des semaines, induisant en erreur plusieurs membres de l'administration Trump, dont le vice-président.

Les responsables de la Maison-Blanche ont examiné de près les contacts de l'ancien général, dont les transcriptions d'appels secrètement enregistrées par les représentants du renseignement, mais ils n'ont rien trouvé d'illégal.

M. Pence, qui avait défendu le conseiller à la sécurité nationale, a apparemment été furieux des développements.

«Le niveau de confiance a évolué et s'est érodé dans la foulée de cette situation et une série d'autres incidents discutables ont amené le président à demander la démission du général Flynn», a expliqué mardi le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, au lendemain de la démission.

En entrevue avec le site web conservateur The Daily Caller, M. Flynn a assuré qu'il n'avait «franchi aucune ligne» dans ses conversations avec l'ambassadeur Sergeï Kislyak.

Les explications de la Maison-Blanche laissent plusieurs questions en suspens: pourquoi le président n'a-t-il pas informé son vice-président plus tôt et pourquoi M. Trump a-t-il laissé son conseiller poursuivre ses activités en ayant accès à tous les renseignements classifiés?

Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a remis sa démission, tard lundi soir, quelques jours après que le Washington Post eut rapporté que l'ancien général avait discuté des sanctions américaines avec le diplomate alors que l'ancien président, Barack Obama, était toujours en poste.

Ces dernières nouvelles constituent un revers important pour l'administration, qui a subi plusieurs défaites judiciaires entourant son décret sur l'immigration et qui s'est emmêlée dans plusieurs gaffes sur le plan des relations publiques.

M. Flynn s'est excusé personnellement auprès de M. Pence, selon un représentant de la Maison-Blanche. M. Pence, se fiant aux propos de M. Flynn, avait assuré publiquement que l'ancien général n'avait pas discuté des sanctions américaines contre la Russie lors d'appels téléphoniques avec l'ambassadeur russe, à la fin de l'année dernière. Depuis ce temps, Michael Flynn a dit à la Maison-Blanche que le sujet pourrait avoir été abordé.

De telles conversations porteraient atteinte au protocole diplomatique et violeraient possiblement la «loi Logan», qui vise à éviter que les citoyens ne mènent des démarches diplomatiques sur une base privée.

Un représentant américain a raconté à l'Associated Press que M. Flynn avait été en contact avec l'ambassadeur Sergueï Kislyak le jour où l'administration Obama a imposé de nouvelles sanctions à la Russie pour son rôle dans les cyberattaques pendant l'élection présidentielle américaine. Il y aurait eu également plusieurs échanges pendant la transition.

Michael Flynn est resté loyal à Donald Trump pendant la campagne présidentielle, mais plusieurs personnes dans l'administration se montraient sceptiques, notamment en raison de ses liens étroits avec la Russie. En 2015, M. Flynn a été rémunéré pour participer à un souper pour la station de télévision Russia Today, liée au Kremlin, et il était assis à côté du président Vladimir Poutine.




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