Afro-Américain tué par un policier à El Cajon: les autorités diffusent des vidéos

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La mort de M. Olango survient dans un contexte racial tendu aux États-Unis, à la suite de la mort d'une série d'Afro-Américains sans armes sous des balles policières.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

La police d'El Cajon, au sud-ouest des États-Unis, a diffusé vendredi deux vidéos filmant le moment au cours duquel un policier a tué un Afro-Américain mardi soir, un incident qui a déclenché de violentes manifestations.

Jeudi soir, «un groupe de 50 à 75... (PHOTO Patrick T. Fallon, REUTERS) - image 1.0

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Jeudi soir, «un groupe de 50 à 75 manifestants» ont occupé une intersection d'El Cajon et «commencé à arrêter des véhicules et à briser leurs fenêtres», tandis qu'un motocycliste a été éjecté de son véhicule, a précisé la police dans un communiqué.

PHOTO Patrick T. Fallon, REUTERS

«Notre objectif est d'apporter de la clarté et de calmer les esprits», a expliqué lors d'une conférence de presse le chef de la police d'El Cajon, en banlieue de San Diego.

Les deux vidéos diffusées ont été l'une enregistrée par un témoin sur un téléphone portable, l'autre par une caméra de surveillance d'un restaurant.

Elles sont prises de loin et on voit Alfred Olango, l'homme tué par la police, qui marche en titubant dans une rue quasi déserte puis est approché par un officier lentement, puis par un second.

La vidéo est floue et M. Olango, qui avait 38 ans, semble avancer les bras en direction des officiers qui rapidement tirent, l'un avec une arme qui envoie des décharges électriques, l'autre plusieurs fois avec une arme à feu.

On entend une femme se mettre à hurler tandis que M. Olango tombe à terre.

Richard Gonsalves, un policier avec 21 ans de carrière, est l'agent qui a tiré sur Olando, et son partenaire Josh McDaniel tenait le Taser.

La police avait indiqué précédemment que les policiers croyaient que M. Olango braquait une arme vers eux alors qu'en réalité il tenait en main une cigarette électronique, un tube d'inhalation métallique.

Le maire d'El Cajon Bill Wells a répété sa promesse d'une enquête «transparente» et son souci de restaurer le calme «et la sécurité».

M. Davis a précisé que cinq personnes au total avaient été arrêtées jeudi, et qu'un policier avait été agressé par un manifestant qui l'a frappé sur la tête avec une brique.

Jeudi soir, «un groupe de 50 à 75 manifestants» ont occupé une intersection d'El Cajon et «commencé à arrêter des véhicules et à briser leurs fenêtres», tandis qu'un motocycliste a été éjecté de son véhicule, a précisé la police dans un communiqué.

«Les manifestants ont ensuite lancé des bouteilles en verre en direction des agents de police» arrivés sur place et «après que le groupe eut refusé de se disperser, des boules de gaz lacrymogènes ont été lancées», poursuit la police.

Alfred Olango a été tué dans la nuit de mardi à mercredi après que la police eut reçu un appel décrivant un homme au comportement erratique sur la chaussée.

Dans une vidéo devenue virale, une jeune femme qui se présente comme la soeur de M. Olango dit avoir appelé la police: «Je vous ai appelés pour aider mon frère. Vous l'avez tué devant moi», pleure-t-elle.

Dès mardi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés à El Cajon, d'abord dans le calme avant l'apparition de violences.

Jeudi, la mère d'Alfred Olango, Pamela Benge, avait enjoint à manifester «pacifiquement».

Lors d'une conférence de presse, elle a décrit, en larmes, son fils comme «un bon, un adorable jeune homme, qui n'avait que 38 ans».

Elle a ajouté, la voix brisée et portant des lunettes noires, que sa famille avait cherché refuge aux États-Unis il y a 25 ans pour fuir la guerre en Ouganda. «Nous sommes venus ici chercher la sécurité». «Où devons-nous aller à présent?», a-t-elle demandé.

Selon elle, son fils n'était pas «malade mental» mais souffrait «d'une dépression». «Il avait juste besoin que quelqu'un le calme» mardi, a-t-elle expliqué.

Dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP, les autorités américaines de l'immigration indiquent avoir tenté deux fois, sans succès, d'expulser M. Olanga pour vente de stupéfiants puis une infraction liée à des armes à feu.

La mort de M. Olango survient dans un contexte racial tendu aux États-Unis, à la suite de la mort d'une série d'Afro-Américains sans armes sous des balles policières.

La semaine dernière, la mort de Keith Lamont Scott, 43 ans, avait déclenché plusieurs jours de manifestations émaillées de violences à Charlotte, en Caroline du Nord.

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