Les «boîtes à bébés» de l'Indiana dénoncées

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Deux boîtes sont placées devant des casernes de pompiers de l'Indiana afin que des mères puissent y abandonner leurs nouveau-nés non désirés de manière anonyme.

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Associated Press
SOUTH BEND, Ind.

Les représentants du service de protection de l'enfance de l'Indiana ont demandé à une organisation de retirer les deux boîtes qu'elle a placées devant des casernes de pompiers afin que des mères puissent y abandonner leurs nouveau-nés non désirés de manière anonyme, les estimant peu sécuritaires et prévenant que des accusations pourraient être déposées contre leurs utilisatrices.

Selon des lettres obtenues par l'Associated Press, la directrice du service, Mary Beth Bonaventura, a aussi avisé l'organisme à but non lucratif Safe Haven Baby Box de ne pas installer d'autres boîtes. La fondatrice du groupe, Monica Kelsey, a cependant déclaré ne pas avoir l'intention de cesser ses activités.

Dans une missive envoyée à James Bopp, l'avocat de Safe Haven Baby Box, Mme Bonaventura a affirmé que ces «boîtes à bébés» ne constituaient pas une façon reconnue par la loi de l'Indiana pour protéger les nourrissons abandonnés.

M. Bopp a indiqué que l'organisme allait mettre en place deux autres boîtes dans des régions urbaines du centre de l'État.

Il a soutenu que cette méthode offrait une solution de rechange cruciale pour les femmes cherchant désespérément à abandonner leur nouveau-né anonymement tout en sachant que celui-ci pourra survivre et être en sécurité.

Dans un communiqué conjoint, Mary Beth Bonaventura et le Dr Jerome Adams, le commissaire du service de santé de l'Indiana, ont déclaré que la loi actuelle concernant l'abandon des enfants devait être respectée parce que c'était la meilleure façon d'assurer la sécurité des bambins.

En vertu de cette législation, les résidants de l'État peuvent abandonner un nourrisson non désiré âgé de moins de 30 jours sans risquer d'être arrêtés. Mme Bonaventura a toutefois souligné que le nouveau-né devait être laissé entre les mains d'un fournisseur de services médicaux d'urgence comme un pompier, un policier, un ambulancier ou un technicien en soins médicaux d'urgence. Elle a affirmé que la loi ne permettait pas de tout simplement abandonner un enfant sur le lieu de travail de ces personnes.

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