Veto de la gouverneure de l'Oklahoma sur une loi anti-avortement

La gouverneure Mary Fallin au parlement de l'Oklaoma,... (Photo Sue Ogrocki, AP)

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La gouverneure Mary Fallin au parlement de l'Oklaoma, vendredi.

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Agence France-Presse
Los Angeles

La gouverneure républicaine de l'Oklahoma Mary Fallin, connue pour ses positions anti-avortement, a opposé vendredi son veto à un projet de loi rendant illégal l'interruption volontaire de grossesse dans cet État du sud des États-Unis, jugeant le texte trop évasif et insuffisamment prohibitif.

« Le projet de loi est tellement ambigu et flou que les docteurs ne pourront déterminer avec certitude les circonstances médicales pouvant être considérées comme "nécessaires pour préserver la vie de la mère" », a justifié Mme Fallin dans un communiqué.

« L'absence de toute définition, analyse ou norme médicale rend cette exception vague, illimitée et sujette à une interprétation et a une mise en oeuvre subjective », a-t-elle poursuivi.

Le projet de loi a été adopté jeudi à 33 voix contre 12 au Sénat local. Pour avoir force de loi, il devait être promulgué par la gouverneure.

Citée pour être la colistière de Trump

Le nom de Mme Fallin est cité parmi d'autres pour être colistière du candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump.

Le texte incriminé prévoyait notamment que « tout médecin qui réaliserait une interruption de grossesse se verrait interdire d'exercer sa profession dans l'État ». Et les médecins pratiquant l'avortement risquaient jusqu'à trois ans de prison.

Le sénateur républicain Nathan Dahm, à l'origine de ce projet de loi, a dit vouloir revenir sur la célèbre décision Roe v. Wade de la Cour suprême en 1973 qui a légalisé l'avortement aux États-Unis.

Selon Mary Fallin, le meilleur moyen de remettre en question cette décision serait de nommer « à la Cour suprême un juge conservateur et opposé à l'avortement ».

Elle faisait référence au siège laissé vacant par le juge Antonin Scalia, décédé en février, et qui n'a toujours pas été remplacé car les républicains estiment que le choix du prochain juge doit revenir au successeur du président Barack Obama.

Le droit à l'avortement reste un sujet très controversé aux États-Unis et plusieurs États ont pris des mesures ces dernières années pour le restreindre, se traduisant par la fermeture de nombreuses cliniques le pratiquant.

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