L'Amérique fait ses derniers adieux à Nancy Reagan

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Des milliers de citoyens anonymes ont défilé ces derniers jours devant le cercueil décoré de fleurs blanches de Nancy Reagan, décédée dimanche à 94 ans.

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SARA PUIG
Agence France-Presse
SIMI VALLEY

L'Amérique faisait ses derniers adieux vendredi à Nancy Reagan, qui a redéfini le rôle d'une Première dame aux États-Unis, lors d'une messe d'enterrement en Californie en présence de nombreuses personnalités du monde politique et d'Hollywood.

L'actuelle Première dame Michelle Obama, les ex-présidents Jimmy Carter et George W. Bush, l'ex-secrétaire d'État et candidate à la présidentielle Hillary Clinton, le gouverneur de Californie Jerry Brown et son prédécesseur et star de films d'action Arnold Schwarzenegger faisaient partie d'un parterre d'un millier d'invités.

Caroline Kennedy, fille de l'ex-président assassiné, les acteurs Gary Sinise, Tom Selleck et John Stamos assistaient également à la cérémonie qui se déroulait à la bibliothèque Ronald Reagan, surplombant la verdoyante Simi Valley.

C'est sur cette colline à une heure au nord de Los Angeles (ouest des États-Unis) que repose déjà Ronald Reagan, décédé le 5 juin 2004.

L'ex-starlette d'Hollywood, qui a accompagné l'ascension politique de son mari, voulait être inhumée à son côté lors d'une cérémonie qu'elle a organisé dans les moindres détails, jusqu'à la liste d'invités.

Celle-ci a démarré vers 11 h (19 h GMT) avec l'arrivée du cercueil de Nancy Reagan, recouvert de roses blanches et porté par huit agents en uniforme militaire sur l'air célèbre de « Battle Hymn of the Republic » entonné par une chorale.

Le révérend Stuart Kenworthy, vicaire de la cathédrale nationale de Washington, a prononcé une prière puis Anne Peterson, nièce de l'ex-Première dame, décédée dimanche à 94 ans, a lu un texte comparant la valeur d'une épouse « à bien plus que celle d'une perle ».

Après un « Ave Maria », la présentatrice vedette Diane Sawyer a pris la parole pour lire un passage d'évangile.

L'ancien secrétaire d'État James Baker l'a décrite comme « une femme belle, intelligente, gracieuse. Une femme (...) sans qui Ronald Wilson Reagan ne serait jamais devenu président des États-Unis ».

« Elle était sans aucun doute, absolument sans aucun doute, son plus proche conseiller », a-t-il ajouté.

L'ex-journaliste vedette Tom Brokaw a raconté son amitié avec Nancy Reagan, et décrit comment il avait été envoyé à 26 ans par ses rédacteurs en chef « géniaux de NBC suivre cet acteur qui est candidat au poste de gouverneur de Californie. Nous pensons qu'il n'a aucune chance ».

La fille de Nancy et Ronald Reagan, Patti Davis, a ensuite fait un discours plein d'émotion évoquant sa relation parfois orageuse, souvent tendre avec sa mère.

Mercredi et jeudi, des milliers d'anonymes avaient défilé devant le cercueil décoré de Mme Reagan, certains en larmes, laissant des mots d'hommage devant l'entrée de la bibliothèque Reagan.

Conseillère en coulisses

Nancy Reagan est entrée dans l'histoire pour avoir profondément bouleversé la place de l'épouse du président américain entre 1981 et 1989.

Elle a « redéfini le rôle de Première dame », a souligné Barack Obama, après son décès d'une insuffisance cardiaque dimanche à Los Angeles.

Conseillère privilégiée de Ronald Reagan, oeuvrant dans l'ombre, elle a eu une forte influence sur les choix politiques de son mari, comme celui de sélectionner des membres du cabinet ou certaines décisions dans les dernières heures de la Guerre Froide.

À la Maison-Blanche, parée de son emblématique brushing hollywoodien, elle a aussi voulu raviver le glamour des années Kennedy.

Critiquée pour sa profonde influence sur le président et pour avoir introduit l'astrologie à la Maison-Blanche, elle a aussi été louée pour son engagement dans la lutte contre le cancer, les drogues ou la maladie d'Alzheimer, dont est mort Ronald Reagan à 93 ans.

C'est dans le cadre de cette bataille qu'elle n'avait pas hésité à hérisser le parti républicain de son époux en se déclarant en faveur de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Née Anne Frances Robbins à New York, le 6 juillet 1921, d'un père vendeur de voitures et d'une mère actrice, elle rejoint Hollywood à 28 ans. C'est là qu'elle rencontre Ronald, divorcé depuis un an de l'actrice Jane Wyman : le début d'une histoire d'amour de plus d'un demi-siècle. Du mariage, en 1952, de la starlette avec le « Cowboy d'Hollywood » naîtront deux enfants : Patti, la même année, et Ron en 1958.

Son plus grand désir, à sa mort, était de retourner au côté de son époux auquel elle vouait un amour toujours aussi ardent. Dans ses mémoires publiées en 1989, elle écrivait : « Il était tout ce que j'ai toujours voulu chez un homme, et plus encore ».

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