Deux évêques ont dissimulé des abus contre des enfants

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Aucune poursuite pénale ne peut cependant être engagée au vu de ce rapport, car les faits sont trop anciens, les prêtres pédophiles présumés sont décédés.

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Agence France-Presse
New York

Deux évêques américains ont aidé à dissimuler les abus sexuels perpétrés par 50 prêtres catholiques et responsables religieux contre des centaines d'enfants durant quatre décennies en Pennsylvanie, selon la décision d'un grand jury rendue publique mardi.

Ce verdict est tombé alors que le film Spotlight, qui revient sur un scandale distinct de prêtres pédophiles mis au jour par des journalistes du Boston Globe au début des années 2000, a remporté dimanche l'Oscar du meilleur film.

Concernant l'affaire en Pennsylvanie, un rapport de 147 pages a mis en lumière des preuves confondantes selon lesquelles les évêques James Hogan et Joseph Adamec, qui ont dirigé le diocèse de Altoona-Johnstown entre le milieu des années 1960 et 2011, ont eu connaissance de multiples allégations d'abus et sont intervenus pour empêcher la police et les enquêteurs d'arrêter les prêtres pédophiles.

Leur conduite a mis en danger des milliers d'enfants et a permis à ces prédateurs d'abuser d'autres enfants, a ajouté la procureur de l'État de Pennsylvanie Kathleen Kane, dont le bureau a rendu public le rapport.

«Les crimes odieux dont ont été victimes ces enfants sont absolument impensables», a souligné Mme Kane. «Les victimes ont été abusées dans les lieux mêmes où elles auraient dû être le plus en sécurité».

«Tout aussi troublant, les dirigeants religieux ont couvert ces agissements, ce qui a permis à ces faits de se perpétuer durant des décennies», a-t-elle ajouté. «Ils ont failli dans la tâche la plus importante de notre société, qui est de protéger nos enfants».

Cependant, aucune poursuite pénale ne peut être engagée au vu de ce rapport, car les faits sont trop anciens, les prêtres pédophiles présumés sont décédés, ou les victimes sont trop traumatisées pour témoigner, a noté le bureau de la procureur.

Le rapport diffusé mardi fait suite à deux ans d'une enquête qui va se poursuivre, et Mme Kane a appelé les victimes à rapporter toute activité criminelle pour voir si des charges pourraient être retenues.

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