Les résolutions de Barack Obama pour 2016

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Barack Obama entame en 2016 sa dernière année à la présidence des États-Unis.

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(New York) Normalisation des relations avec Cuba. Accord sur le nucléaire iranien. Traité de libre-échange transatlantique. Avancées sur le front de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2015, Barack Obama aura fait mentir le cliché selon lequel le président américain est un «canard boiteux» lors de ses deux dernières années à la Maison-Blanche. Réussira-t-il le même exploit en 2016? S'il tient ses résolutions sur les cinq thèmes qui suivent, la réponse ne pourra être qu'affirmative.

Armes à feu

Dès aujourd'hui, Barack Obama s'attaquera à l'un des dossiers qui l'a le plus frustré en tant que président : les armes à feu. Il rencontrera la ministre de la Justice Loretta Lynch pour discuter de mesures qu'il pourrait prendre pour réduire les violences avec armes à feu. Faute de l'appui du Congrès sur cette question, il devrait annoncer à la mi-janvier une série de décrets destinés à généraliser à toute vente d'arme l'obligation de contrôler les antécédents judiciaires et psychiatriques de l'acheteur. Dans plusieurs régions, les ventes réalisées par des collectionneurs ou dans des foires ne sont pas soumises à cette obligation. Pour parer à l'opposition attendue du lobby des armes à feu, le président participera jeudi soir à une réunion publique sur ce sujet.

Guantánamo

À sa deuxième journée à la présidence, Barack Obama a signé un ordre exécutif ordonnant la fermeture de la prison de Guantánamo dans un délai d'un an. Cynique, Karl Rove, ex-stratège de George Bush, a prédit peu après que la prison créée dans la foulée du 11-Septembre survivra à la présidence d'Obama. Pour l'heure, la prédiction de Rove tient bon. N'empêche : le 18 décembre dernier, le 44e président a réaffirmé son intention de travailler avec le Congrès pour fermer ce qu'il considère comme « l'un des principaux aimants pour le recrutement de djihadistes ». Après le transfert de 17 prisonniers à la mi-janvier, il restera 90 détenus à Guantánamo. Faute d'une entente avec le Congrès, le président pourrait agir par décret pour réaliser enfin une des grandes promesses de sa première campagne présidentielle.

Groupe État islamique

En 2016, la campagne contre le groupe État islamique (EI) sera au sommet des préoccupations internationales de Barack Obama, selon Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale. « Nous n'éradiquerons pas l'EI au cours de la prochaine année. Ce que nous souhaitons voir est une réduction importante de son territoire », a déclaré Rhodes lors d'une conférence téléphonique au cours du week-end. En Syrie, un tel scénario pourrait ouvrir la voie à « une résolution politique » de la guerre civile, selon le conseiller. En Irak, l'administration Obama s'est déjà félicitée, à la fin du mois de décembre, de la reconquête par l'armée irakienne de Ramadi, capitale de la province d'Anbar. Mais ce succès a coïncidé avec une détérioration de la situation sécuritaire en Afghanistan - détérioration qui pourrait freiner le retrait de soldats américains dans ce pays.

Cuba

La Maison-Blanche a déjà annoncé que Barack Obama passera une bonne partie de sa dernière année à la présidence à l'étranger. Au menu : des voyages en Asie pour participer à des sommets du G7 (au Japon en mai) et du G20 (en Chine en septembre), voyages auxquels se grefferont des escales au Laos et peut-être au Viêtnam. Le président visitera également l'Allemagne au printemps et la Pologne à l'été. L'Amérique latine ne sera pas négligée : Obama songe à ajouter Cuba à un itinéraire comprenant déjà le Pérou, la Colombie et l'Argentine. Selon la Maison-Blanche, une visite du président à Cuba, si elle se concrétise, pourrait consolider la relation entre les États-Unis et l'île communiste, et contribuer à la démocratisation de celle-ci.

Maison-Blanche

Son nom n'apparaîtra pas sur les bulletins de vote à l'occasion de l'élection présidentielle de novembre prochain. Mais Barack Obama se promet de tout faire pour que la Maison-Blanche demeure sous le contrôle du Parti démocrate. Car il s'agirait du moyen le plus sûr de préserver ses réalisations et politiques les plus importantes, notamment en matière de santé et d'environnement. Comment peut-il être utile ? En contribuant à amasser des fonds pour le Parti démocrate et à mobiliser les groupes qui l'ont élu deux fois à la Maison-Blanche, à savoir les Noirs, les Latinos, les femmes célibataires et les jeunes. Les priorités qu'il présentera le 12 janvier, à l'occasion de son dernier discours sur l'état de l'Union, devraient contribuer à motiver cet électorat.

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