Pluies torrentielles historiques dans le sud-est des États-Unis

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Une masse d'air tropical chargé d'humidité est à l'origine de ces pluies diluviennes qui ont atteint des niveaux record.

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Elodie CUZIN
Agence France-Presse
CHARLESTON

La gouverneure de Caroline-du-Sud a appelé la population à rester chez elle sauf urgence dans les prochains jours, à cause des inondations majeures provoquées par des pluies torrentielles qui s'abattent sur le sud-est des États-Unis depuis plusieurs jours.

Les précipitations sont «de niveau millénaire» (survenant statistiquement une fois tous les mille ans) dans certaines parties de Caroline-de-Sud, a déclaré dimanche après-midi la gouverneure de l'État, Nikki Haley, dans une conférence de presse.

«Restez à l'écart des routes», a ajouté la gouverneure, demandant aussi à ce que les écoles restent fermées et que les gens, qui le peuvent, n'aillent pas travailler lundi.

Les très fortes précipitations et les inondations ont provoqué la mort de trois personnes depuis jeudi en Caroline du sud, a confirmé Mme Haley. Une personne est aussi morte en Caroline-du-Nord, selon les médias.

Le président Barack Obama a décrété l'état d'urgence dans l'État pour débloquer l'aide fédérale.

La Croix Rouge opérait 11 refuges à travers toute la Caroline-du-Sud dimanche dans l'après-midi.

La tendance est à la diminution des pluies mais la météo prévoit encore que 5 à 15 centimètres d'eau pourrait tomber dans les prochaines heures dans certains endroits.

Une masse d'air tropical chargé d'humidité est à l'origine de ces pluies diluviennes qui ont atteint des niveaux record comme à Charleston, une grande ville côtière dans le sud de l'État.

La station météo de l'aéroport de la ville avaient enregistré dimanche matin plus de 40 centimètres d'eau depuis le 1er octobre, un record selon le service national de météo américain (National Weather Service).

Les élégantes bâtisses coloniales de cette ville touristique et bohème avaient les pieds dans l'eau.

Le centre historique, datant du 17ème siècle, a aussi enregistré un niveau record de précipitations, avec quelque 35 centimètres d'eau en trois jours. Le précédent record datait de 1973 (31 centimètres).

«C'est la pire inondation que j'ai vue en 10 ans», a expliqué à l'AFP Jamieson Clair, 38 ans, qui vit dans une belle demeure du quartier historique qui en 200 ans «en a vu d'autres».

Jamieson Clair a fait des provisions samedi pour ne pas avoir à circuler. Et dans l'attente d'un retour à la normale, «les gens font des tempêtes-parties», s'amuse-t-il.

L'eau avait envahi les jardins et inondé les sous-sols de plusieurs maisons dans ce quartier résidentiel, épargnant pour l'instant les habitations.

«Je n'ai jamais vu ce niveau d'eau» en 12 ans à Charleston, s'est exclamé Elizabeth Dixon, 51 ans, sortie promener ses deux chiens chaussée de bottes en plastique, comme la plupart des habitants du centre ville.

En Caroline-du-Nord, des habitants qui résident en bord de mer ont été évacués vers des zones plus élevées, selon les services d'urgence de l'État.

Pas de trace 

Au large des Bahamas, les recherches se sont poursuivies lundi également pour tenter de retrouver le cargo El Faro, disparu depuis jeudi.

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Le cargo El Faro.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Les garde-côtes américains ont déployé des avions C-130, des bateaux et un hélicoptère de recherche. Deux avions de reconnaissance P-8 Poseidon de la Marine américaine ont également été mobilisés pour participer aux recherches, selon l'US Navy.

En plus de la bouée retrouvée samedi par des sauveteurs, au nom du cargo, le propriétaire du bateau, Tote Maritime, a annoncé dimanche avoir «retrouvé un conteneur qui semble venir de El Faro, et observé ce qui pourrait être une tâche de carburant».

La compagnie a envoyé un autre navire et un remorqueur à la recherche de son cargo, indique-t-elle dans un communiqué.

Le cargo, un grand roulier -- un peu moins long que le porte-avion nucléaire français Charles de Gaulle -- a à son bord 28 Américains et cinq Polonais.

Joaquin est passé au-dessus des Bahamas, où il a provoqué des dégâts matériels et des coupures de courant et de téléphone, après avoir déversé des trombes d'eau sur Haïti et Cuba.

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