Un condamné veut rouvrir le débat sur la peine de mort à la Cour suprême

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Le couloir de la mort de la prison de San Quentin, en Californie.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un condamné à mort de l'Oklahoma, qui avait contesté sans succès la légalité de l'injection létale devant la Cour suprême, tente de rouvrir le débat sur la constitutionnalité de la peine capitale et d'éviter son exécution, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

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Après avoir contesté la légalité de l'injection létale, Richard Glossip (photo) conteste désormais la constitutionnalité même de la peine de mort.

Photo fournie à l'AP

Richard Glossip, qui clame son innocence et dont l'exécution est prévue le 16 septembre en Oklahoma, a demandé à la Cour suprême de réexaminer l'intégralité de sa plainte «à la lumière des déclarations du juge Stephen Breyer» le 29 juin, a déclaré à l'AFP Dale Baich.

Lors de l'annonce de la décision confirmant la légalité d'une méthode d'injection létale, le juge à la Cour suprême Stephen Breyer avait déclaré: «Il est grand temps de se poser une question basique: est-ce que la peine de mort elle-même est constitutionnelle?».

«Cette affaire ne contestait pas à l'origine la constitutionnalité de la peine capitale», a écrit l'avocat dans son recours déposé devant la Cour suprême, dont l'AFP a eu une copie.

Les «circonstances et les éléments de mise en oeuvre de la peine capitale ont radicalement changé» depuis que la Cour suprême a jugé la peine de mort constitutionnelle il y a huit ans, a argué l'avocat, évoquant en particulier la pénurie des produits d'injection létale et le recours à de nouveaux produits non agréés.

Il estime que la plainte de son client et de trois autres condamnés à mort de l'Oklahoma offre à la Cour l'occasion de se pencher sur des problèmes tels que les caractères faillible et arbitraire de la peine capitale, qui rendent ce châtiment selon lui «inconstitutionnel au regard des 8e et 14e Amendements».

Richard Glossip, 52 ans, était à un jour de son exécution lorsque la Cour suprême avait accepté d'examiner son recours. Il clame son innocence dans le meurtre de son patron en 1997. Il avait été condamné à mort sur le témoignage de celui qui avait perpétré le meurtre et plaidé coupable en impliquant Glossip en échange de la clémence de la justice.

Aucun élément matériel ne relie le condamné à mort au meurtre, arguent ses avocats, espérant obtenir un réexamen de toute l'affaire. «La question de l'innocence de Richard est cruciale, la question doit être posée: un homme innocent va-t-il être exécuté?», a encore déclaré Dale Baich à l'AFP.

Une pétition en ligne a recueilli plus de 40 000 signatures et une page Facebook proclamant l'innocence de Glossip implore la grâce de la gouverneure Mary Fallin.

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