«J'aime les latinos», dit Donald Trump à la frontière mexicaine

Donald Trump, l'un des 16 candidats à la... (Photo LM Otero, AP)

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Donald Trump, l'un des 16 candidats à la primaire républicaine, avait déclenché une vague de protestations après des déclarations anti-immigrés lors de son discours de lancement de campagne le 16 juin à New York.

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Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le républicain Donald Trump s'est rendu jeudi à la frontière mexicaine, le temps de déclarer qu'il aimait les Latino-Américains, pensait obtenir leur vote et se voyait remporter la Maison-Blanche en 2016 face à Hillary Clinton, la «pire secrétaire d'État de l'histoire» des États-Unis selon lui.

Venu à bord de son jet privé à Laredo (Texas, sud), une ville peuplée à 95% de Latino-Américains, M. Trump, dont les déclarations anti-Mexicains avaient suscité une vive polémique en juin, a été accueilli par une meute de journalistes, le pressant notamment de questions sur l'immigration clandestine.

«J'aime les gens, j'aime les latinos», a déclaré le magnat de l'immobilier de 69 ans, soulignant qu'il en employait des milliers. «Ils travaillent bien, ce sont des gens fantastiques. Et ils veulent une immigration légale», a-t-il dit, réaffirmant que l'immigration clandestine était un «énorme problème».

En veston, chemise blanche et casquette de baseball brodée avec son slogan «rendons à l'Amérique sa grandeur», M. Trump a tenu une conférence de presse, entouré d'élus d'origine latino-américaine.

Nettement en tête des 16 candidats à l'investiture républicaine dans les sondages, il a affirmé qu'il pensait «gagner le vote latino» et aussi l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2016, rejetant au passage l'idée de se présenter en indépendant.

«Je suis républicain, je suis conservateur. Je suis en tête, de beaucoup, selon les sondages. Je veux me présenter comme républicain, je pense que j'obtiendrai la nomination (...) La meilleure façon de gagner est que j'aie la nomination, et que je sois opposé probablement à Hillary (Clinton). Elle a été la pire secrétaire d'État de l'histoire de notre pays, elle sera battue et je suis celui qui peut la battre», a affirmé M. Trump, qui s'est fait ces dernières semaines une spécialité des déclarations assassines et polémiques.

Jeudi, pressé de questions sur comment il pensait régler le problème des quelque 11 millions d'immigrants clandestins, il a répondu que c'était «très simple»: «Les gens qui viennent doivent être légaux», a-t-il déclaré.

«Nous sommes en grand danger à la frontière avec les illégaux qui arrivent», a-t-il insisté.

Et il a brocardé les gardes-frontières locaux qui, après l'avoir selon lui invité, ont refusé de s'associer à sa visite.

Aucun doute

M. Trump a estimé qu'ils avaient «été contraints au silence par des supérieurs à Washington qui ne veulent pas que les gens sachent à quel point la situation est mauvaise à la frontière». «On les a fait taire, et ils en sont très malheureux», a-t-il dit.

Donald Trump, imperméable à tout doute, a aussi salué l'importance de ce qu'il faisait pour le pays.

«J'aime le pays, et il n'y a rien de plus important que ce que je fais, je suis celui qui a évoqué le problème de l'immigration clandestine et c'est un énorme problème», a-t-il expliqué.

Il avait déclenché une vague de protestations après des déclarations anti-Mexicains, lorsqu'il avait annoncé sa candidature le 16 juin.

«Lorsque le Mexique envoie ses gens, il n'envoie pas ses meilleurs éléments. Il n'envoie pas des gens comme vous. Il envoie des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils nous apportent leurs problèmes. Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien», avait-il déclaré.

Il s'est depuis attaqué à plusieurs républicains, dont le sénateur John McCain, ou l'ancien gouverneur du Texas et candidat à la Maison-Blanche Rick Perry, qui en a encore pris pour son grade jeudi. «Il a fait un travail épouvantable en tant que gouverneur du Texas (...) je ne pense pas qu'il comprenne ce que cela veut dire», a lancé Donald Trump qui, depuis des semaines, occupe quasi tout l'espace médiatique politique américain.

Donald Trump, l'un des 16 candidats à la primaire républicaine, avait déclenché une vague de protestations après des déclarations anti-immigrés lors de son discours de lancement de campagne le 16 juin à New York.

«Lorsque le Mexique envoie ses gens, il n'envoie pas ses meilleurs éléments. Il n'envoie pas des gens comme vous. Il envoie des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils nous apportent leurs problèmes. Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien», avait-il déclaré.

Ces déclarations ont aussi déclenché le boycottage du très lucratif concours Miss Univers, dont M. Trump est copropriétaire.

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