Une Américaine accusée d'avoir tenté d'aller en Syrie pour combattre avec l'ÉI

L'accusée aurait laissé plusieurs traces de ses activités... (Photo Matt Rourke, AP)

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L'accusée aurait laissé plusieurs traces de ses activités sur les réseaux sociaux, selon le FBI.

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Maryclaire Dale
Associated Press
PHILADELPHIE

Une Américaine accusée d'avoir tenté de se joindre au groupe armé État islamique (ÉI), en Syrie, a été arrêtée vendredi à son domicile familial, en Pennsylvanie, un jour seulement après que deux autres jeunes femmes eurent été interpellées à New York parce qu'elles auraient planifié une attaque terroriste.

Keonna Thomas, âgée de 30 ans, se serait procuré un billet d'avion pour l'Espagne afin de tenter de se rendre en Syrie pour se battre aux côtés du groupe armé ÉI.

Mme Thomas aurait communiqué avec un combattant du groupe extrémiste qui lui aurait demandé de participer à un attentat-suicide. Ce à quoi elle aurait répondu, selon les documents de la cour, que ce serait une expérience «extraordinaire».

L'accusée restera derrière les barreaux jusqu'à son audience relative à la détention, mercredi. Les procureurs s'opposeront à sa remise en liberté sous caution.

Selon des documents du Bureau d'enquête fédéral (FBI), le mois dernier, Mme Thomas a acheté un billet à destination de Barcelone pour le 29 mars. Elle avait ensuite prévu se rendre en autocar à Istanbul, une porte d'entrée vers la Syrie. Elle a finalement été arrêtée le 27 mars.

L'accusée aurait laissé plusieurs traces de ses activités sur les réseaux sociaux, selon le FBI. Elle aurait notamment écrit sur son compte Twitter: «Quand tu es un djihadiste, ta mort devient un mariage».

Mme Thomas est apparue en cour vêtue d'une burqa, où on lui a annoncé qu'elle était accusée d'avoir tenté de fournir un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste. L'avocat public responsable de son dossier n'a pas voulu commenter l'accusation.

En 2010, Coleen La Rose, surnommée «Jihad Jane», aussi originaire de la Pennsylvanie, avait été accusée du même méfait que Mme Thomas.

«L'intention des terroristes est de susciter la crainte, juste par cette capacité de recruter aux États-Unis. Ils veulent démontrer qu'ils ont un attrait (à l'étranger). Et quand on regarde qui répond à cet appel, les femmes tendent à être plus vulnérables», a constaté Jeremy Ibrahim, ancien avocat de Jamie Paulin-Ramirez, qui avait aussi tenté de se rendre à l'étranger pour se joindre à un groupe extrémiste.

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