Obama et le dalaï-lama participeront à un même événement à Washington

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Le président Barack Obama et le dalaï-lama lors d'une rencontre en 2010.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Barack Obama et le dalaï-lama participeront à un même événement public jeudi à Washington, a annoncé la Maison-Blanche vendredi, une initiative qui devrait provoquer la colère de Pékin.

«Le président s'exprimera lors du ''petit déjeuner national de prière'' sur l'importance du respect de la liberté de religion. Cette année, les organisateurs ont aussi invité le dalaï-lama», a indiqué Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité national (NSC).

La Maison-Blanche a cependant souligné qu'aucune rencontre entre les deux hommes n'était prévue.

«Comme il l'a fait par le passé, le président verra nombre de leaders religieux lors de cet événement, mais nous n'avons aucune rencontre spécifique avec le dalaï-lama à annoncer», a indiqué la porte-parole, soulignant que M. Obama soutenait les enseignements du dalaï-lama ainsi que son souci de préserver «les traditions religieuses, culturelles et linguistiques» du Tibet.

Les deux hommes se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, provoquant à chaque fois le courroux de la Chine.

Lors de leur dernière rencontre, en février 2014, la Maison-Blanche avait souligné que le dalaï-lama avait été reçu «en tant que chef spirituel et culturel respecté internationalement», sous-entendant qu'il n'avait pas été convié en qualité de dirigeant politique.

Il n'avait d'ailleurs pas été reçu dans le prestigieux Bureau ovale. La présidence américaine avait aussi refusé l'accès à la presse, mais diffusé une photo de la rencontre.

Pékin s'oppose depuis des décennies à ce que les dirigeants étrangers rencontrent le dalaï-lama, qui a fui le pays en 1959. Ce dernier appelle à davantage d'autonomie pour le Tibet plutôt qu'à une indépendance formelle.

De nombreux Tibétains dénoncent la domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture, estimant par ailleurs ne pas profiter du développement économique de leur région.

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