La liste des prétendants à la Maison-Blanche s'ébauche

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Le gouverneur du New Jersey Chris Christie est pressenti pour se lancer dans la course à l'investiture républicaine.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

La campagne présidentielle américaine de 2016 ne compte encore aucun candidat officiel, mais à environ un an du début des primaires, le champ des possibles se dessine. Avec beaucoup de nouvelles têtes et quelques revenants aux noms fameux: Clinton, Bush, Romney.

Chez les démocrates, Hillary Clinton est l'archi-favorite. Mais en 2007, la démocrate partait aussi favorite des primaires, pour finir par être battue par Barack Obama.

Hillary Clinton n'est pas apparue en public depuis le 16 décembre, et sa prochaine intervention aura lieu le 21 janvier au Canada.

Quand se lancera-t-elle ? Au printemps, spéculent les journaux américains, certains s'avançant à prédire le mois d'avril. Signe annonciateur: en coulisses, de probables futurs conseillers se libèrent déjà pour rejoindre la future campagne Clinton 2016.

La démocrate a toutes les raisons de retarder sa déclaration depuis qu'une éventuelle rivale sur sa gauche, la sénatrice Elizabeth Warren, s'est apparemment retirée de la course dans un entretien avec Forbes.

Romney de retour 

La surprise concerne Mitt Romney, le perdant des primaires républicaines de 2008, battu par Barack Obama à la présidentielle de 2012. Lui qui niait depuis des mois envisager une troisième tentative a commencé à téléphoner à ses alliés pour leur dire que, oui, il y pensait très sérieusement.

«Il est déjà très loin dans son processus de décision et je pense qu'on aura la réponse à court terme plutôt qu'à long terme», raconte à l'AFP Thomas Rath, qui a lui-même reçu un coup de fil de Mitt Romney.

«Il pense qu'il a beaucoup de choses à offrir, il veut servir et il est prêt à se lancer à nouveau dans une campagne incroyablement difficile», dit cet ancien des deux campagnes Romney et consultant politique dans le New Hampshire, qui cite un avantage unique: «il est plus avancé que d'autres candidats dans la courbe d'apprentissage».

Il est rare dans la vie politique américaine qu'un perdant à la présidentielle se représente. Mais Richard Nixon, battu en 1960, a été élu président à sa deuxième tentative en 1968, et Ronald Reagan avait perdu deux fois les primaires, en 1968 et 1976, avant d'être élu en 1980.

«Du point de vue de Mitt Romney, le champ est grand ouvert: il n'y a pas de sortant, pas de favori chez les républicains et les républicains estiment qu'Hillary Clinton peut être battue», dit à l'AFP Antoine Yoshinaka, professeur spécialiste des élections américaines à l'American University.

Mais celui qui avait souffert de son image de candidat des riches pourra-t-il renouveler son message économique?

«Chaque candidat à la présidentielle devra expliquer comment il compte améliorer la qualité de vie de la classe moyenne», dit à l'AFP la sénatrice républicaine Kelly Ayotte, que Mitt Romney a aussi appelée.

Une douzaine de républicains 

Jeb Bush, fils et frère d'anciens présidents, est le seul républicain à s'être vraiment lancé, sans avoir encore annoncé de candidature formelle. Il «explore activement» la possibilité d'une candidature mais a créé un comité de soutien nommé «Right to Rise» («Droit de s'élever») et lève déjà des fonds.

Lorsqu'il était gouverneur de Floride (1999-2007), Jeb Bush était réputé très conservateur mais il a annoncé qu'il ferait campagne plus au centre. Ses marottes: les réformes du système éducatif et des lois sur l'immigration.

À part une femme, l'ex-patronne de Hewlett-Packard Carly Fiorina, tous ses éventuels rivaux sont des hommes:

- les gouverneurs: Chris Christie (New Jersey), Scott Walker (Wisconsin), Rick Snyder (Michigan), Bobby Jindal (Louisiane)

- les anciens gouverneurs: Rick Perry (Texas), Mike Huckabee (Arkansas, ancien pasteur baptiste)

- les sénateurs: Rand Paul (libertaire), Ted Cruz (Tea Party), Marco Rubio (d'origine cubaine)

Un neurochirurgien noir très populaire au sein du Tea Party, Ben Carson, et l'ex-sénateur Rick Santorum, champion de la droite chrétienne, sont également en lice.

Peu devraient devenir des candidats viables. Mais pour les plus jeunes, 2016 pourrait servir de ballon d'essai.

«Se lancer dans la course permet de construire une base de supporteurs, même si l'objectif réel est l'élection de 2020, et non celle de 2016», dit à l'AFP Karlyn Bowman, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.

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