Procès d'Abou Hamza: les jurés se retirent pour délibérer

Abou Hamza, qui s'est défendu seul, a rejeté... (Photo Matt Dunham, archives Reuters)

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Abou Hamza, qui s'est défendu seul, a rejeté toutes les accusations déposées contre lui durant son procès.

Photo Matt Dunham, archives Reuters

Agence France-Presse
NEW YORK

Les jurés dans le procès du prêcheur radical britannique Abou Hamza ont entamé jeudi leurs délibérations à New York, après quatre semaines de procès.

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Illustration Jane Rosenberg fournie par Reuters

L'ancien imam de la mosquée londonienne de Finsbury Park, qui a plaidé non coupable et risque la réclusion à perpétuité, est accusé de complot et prise d'otages, pour avoir aidé les ravisseurs de 16 touristes occidentaux au Yémen en 1998. Il est aussi inculpé de soutien terroriste, en liaison avec un projet de camp d'entraînement au jihad en 1999 dans l'Oregon (nord-ouest des États-Unis) et est également accusé d'avoir envoyé des candidats au jihad s'entraîner en Afghanistan.

Âgé de 56 ans, borgne et amputé des deux avant-bras après une explosion accidentelle au Pakistan, Abou Hamza, de son vrai nom Mustafa Kamel Mustafa, d'origine égyptienne, s'est défendu lui même, calmement, pendant trois jours, durant le procès au tribunal fédéral de Manhattan.

Il a rejeté toutes les accusations contre lui tout en reconnaissant avoir eu parfois des termes très durs dans ses prêches et discours enflammés, dont de nombreux extraits ont été montrés aux jurés.

Il a reconnu avoir fourni un téléphone satellitaire au groupe islamiste ayant enlevé les touristes occidentaux au Yémen, mais a affirmé qu'il n'avait été mis au courant de leur enlèvement qu'après coup.

Il a aussi affirmé qu'il avait jeté à la poubelle le fax dans lequel un jeune ayant fréquenté sa mosquée lui parlait d'un projet de camp d'entraînement au jihad dans l'Oregon en 1999. Et n'avait pas davantage su qu'un autre était parti en Afghanistan pour y combattre.

Tous ces faits sont antérieurs aux attentats du 11-Septembre.

Le procureur Ian McGinley avait estimé mercredi dans son réquisitoire final qu'il existait des «preuves accablantes» de sa culpabilité.

L'avocat de la défense Jeremy Schneider avait à l'inverse dénoncé des preuves à charge «insignifiantes», estimant que son client était jugé sur «ses déclarations et non des faits».

Abou Hamza, père de neuf enfants et ingénieur de formation, était devenu imam de la mosquée de Finsbury Park en 1997, figure haute en couleur, aux prêches au vitriol, notamment contre le grand Satan américain.

Le Britannique Richard Reid ou le Français Zacarias Moussaoui étaient notamment allés l'écouter, mais il a affirmé ne pas les connaître.

La mosquée avait été fermée en 2003.

Abou Hamza avait été arrêté en 2004 à la demande des autorités américaines. Après sept ans de prison en Angleterre pour incitation au meurtre et à la haine raciale, il avait été extradé aux États-Unis en octobre 2012.




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