Les É.-U. ne peuvent «imposer leurs vues» au monde, selon Chuck Hagel

Chuck Hagel, 66 ans, a prêté serment vers... (PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS)

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Chuck Hagel, 66 ans, a prêté serment vers 8 h 30 dans le bâtiment du Pentagone, en banlieue de la capitale fédérale, sous le regard de sa femme et de membres de son personnel.

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Agence France-Presse
Washington

Le nouveau secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a estimé mercredi, peu après avoir prêté serment au Pentagone, que l'Amérique ne pouvait «pas imposer ses vues au monde» et devait travailler avec ses alliés.

Pour son tout premier jour de travail à ce poste, après un parcours semé d'embûches pour sa confirmation par le Sénat, ce vétéran de la guerre du Vietnam n'a pas trahi sa réputation de franc-tireur réticent à engager l'armée américaine dans des conflits.

Face à un public de responsables civils et militaires du Pentagone, le nouveau secrétaire à la Défense a souligné que les États-Unis étaient une nation puissante, mais qui ne pourrait atteindre ses objectifs sans forger des alliances fortes avec d'autres pays.

«J'ai toujours pensé que le rôle de l'Amérique dans le monde (...) était d'entraîner le monde derrière elle. Nous ne pouvons pas imposer nos vues au monde. Mais nous devons être impliqués dans les affaires du monde», a-t-il nuancé.

«Aucune nation, aussi grande que l'Amérique puisse être, ne peut faire ça toute seule. Nous devons continuer à tisser les liens forts que nous avons construits» jusqu'à présent, a-t-il ajouté.

Ces propos font écho à ceux du président Barack Obama qui, au lendemain de sa seconde investiture, a dit souhaiter en finir avec une décennie de guerre en Irak et en Afghanistan.

Les troupes américaines se sont retirées d'Irak en 2011 et les quelque 66 000 soldats encore présents en Afghanistan devraient quitter le pays d'ici fin 2014, une tâche dont Chuck Hagel aura la charge.

«Nous faisons des erreurs. Nous avons fait des erreurs. Et nous continuerons à faire des erreurs. Mais nous sommes une puissance qui vise le bien, et nous ne devrions jamais l'oublier», a-t-il poursuivi devant le personnel du Pentagone, dans un discours prononcé sans aucune note.

Peu avant, M. Hagel avait prêté serment vers 8 h 30 dans le bâtiment du Pentagone, en banlieue de la capitale fédérale américaine Washington, en présence de sa femme.

L'ancien sénateur républicain du Nebraska (1997-2009), qui succède à Leon Panetta comme secrétaire à la Défense, devient le premier vétéran du Vietnam à occuper ce poste. Il ne devrait toutefois pas bénéficier du même soutien bipartite de la part du Congrès que ses prédécesseurs.

Après des semaines de débats dus aux critiques de ses anciens confrères républicains lui reprochant de ne pas être assez proche d'Israël ou naïf envers l'Iran, M. Hagel a réussi à surmonter une obstruction historique et être confirmé mardi par le Sénat.

Des responsables politiques assurent que malgré ce parcours semé d'embûches, M. Hagel souhaite coopérer avec le Congrès. Peu après sa confirmation mardi, il a d'ailleurs affirmé qu'il comptait «travailler étroitement avec le Congrès pour être sûr que nous conserverons la plus puissante armée au monde et pour continuer à protéger cette grande nation».

Autre défi qui devrait arriver très vite pour lui : Chuck Hagel devra faire face dès vendredi aux coupes automatiques drastiques prévues dans le budget de la Défense, faute d'accord au Congrès entre démocrates et républicains.

 

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