Les tensions russo-américaines à un pic, selon l'ambassadeur russe à l'ONU

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine.... (Photo Bebeto Matthews, AP)

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L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine.

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Edith M. Lederer
Agence France-Presse

Les relations entre les États-Unis et la Russie n'ont jamais été aussi tendues depuis la guerre du Yom Kippour, en 1973, a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, samedi.

Il a toutefois tenté de se montrer plus rassurant en soulignant que les relations entre la défunte Union soviétique et les États-Unis au coeur de la Guerre froide étaient fort différentes que celles que vivent aujourd'hui les Américains et les Russes.

M. Tchourkine a dit que même si les deux pays traversent actuellement une période de turbulences à cause, notamment, de la Syrie, ils tentent aussi de résoudre d'autres problèmes, parfois même de façon efficace.

Ce n'était généralement pas le cas au cours de la Guerre froide.

En octobre 1973, l'Égypte et la Syrie avaient lancé une attaque surprise contre Israël, un conflit qui avait provoqué une frénésie à l'échelle mondiale. Selon des historiens, les Soviétiques, qui appuyaient les Arabes, et les États-Unis, proches alliés de Tel-Aviv, n'ont jamais été aussi près d'entrer dans une véritable guerre depuis la crise des missiles en 1962.

L'ambassadeur estime que plusieurs choses ont envenimé les relations entre Washington et Moscou.

«Ce sont le manque de respect et l'absence de discussions approfondies (sur les enjeux politiques)», a-t-il affirmé.

Selon lui, les États-Unis et l'OTAN ont décidé d'accroître leur sécurité «aux dépens de la Russie» en acceptant comme alliés plusieurs nations de l'Europe de l'Est. Il a aussi reproché aux Américains leur retrait du traité ABM en 2001.

M. Tchourkine est prompt à souligner les réussites russo-américaines. Il a cité des accords au Conseil de sécurité de l'ONU, les deux pays approuvant des résolutions antiterroristes. Il a ajouté que les deux pays se sont entendus pour permettre aux convois d'aide humanitaire de traverser la frontière syrienne sans obtenir la permission de Damas.

Il a aussi indiqué que les deux pays s'étaient aussi entendus pour soumettre, au nom du Conseil de sécurité, le nom de l'ancien premier ministre portugais Antonio Guterres, au poste de secrétaire général de l'ONU.

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