Programme de dépollution des Grands Lacs aboli par Trump: Heurtel très inquiet

Plusieurs s'inquiétaient de la réduction de 97 % du... (Andrew Nelles, archives The New York Times)

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Plusieurs s'inquiétaient de la réduction de 97 % du budget alloué au Great Lakes Restauration Initiative (GLRI), qui vise la dépollution des Grands Lacs. Or, la coupe est encore plus importante que prévu : ce programme de l'agence de protection de l'environnement (EPA) est carrément aboli. Sur la photo, le lac Michigan.

Andrew Nelles, archives The New York Times

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(Québec) L'abolition d'un programme de dépollution des Grands Lacs, confirmée jeudi dans le budget de l'administration Trump, inquiète au plus haut point le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel.

« C'est une mesure qui est inquiétante et il y a lieu d'être préoccupé », a-t-il reconnu.

Dans son premier budget déposé en matinée, le président Donald Trump a proposé une baisse importante des ressources allouées à la diplomatie et à l'environnement, et une hausse majeure des dépenses en défense.

Plusieurs s'inquiétaient de la réduction de 97 % du budget alloué au Great Lakes Restauration Initiative (GLRI), qui vise la dépollution des Grands Lacs. Or, la coupe est encore plus importante que prévu : ce programme de l'agence de protection de l'environnement (EPA) est carrément aboli.

M. Heurtel souligne que le programme subventionne les efforts de dépollution et de lutte contre les espèces envahissantes. Son abolition aura assurément impacts sur le Québec, a-t-il indiqué.

« Les actions qui sont posées sur les Grands Lacs ont une influence directe sur le fleuve Saint-Laurent, et, donc, on est concernés », a-t-il dit.

Tout espoir n'est pas perdu, a toutefois souligné M. Heurtel. L'adoption du budget est un processus complexe aux États-Unis, puisque les intentions de l'administration doivent être avalisées par le Congrès.

Or, plusieurs États riverains s'opposent farouchement aux coupes à la protection des Grands Lacs, note le ministre. Parmi ceux-ci, plusieurs sont administrés par des républicains, à commencer par le Wisconsin, l'État du président de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

« Il y a lieu quand même d'avoir espoir que cette mesure puisse évoluer, changer, durant le processus », a indiqué le ministre Heurtel.

Le Québec a pris part à une rencontre de la Commission des Grands Lacs, qui s'est déroulée cette semaine à Washington. Le ministre assure que son gouvernement, ainsi qu'Ottawa, multiplient les démarches auprès des décideurs américains afin de les sensibiliser à l'importance de préserver le programme.




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