Fonds pour l'eau potable: une approche remise en question

Sur les cent municipalités qui déversent leurs eaux... (Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur)

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Sur les cent municipalités qui déversent leurs eaux usées dans les cours d'eau, seulement huit risquent de bénéficier de ce programme, qui découle d'un partenariat entre les gouvernements fédéral et provincial.

Collaboration spéciale, Steve Jolicoeur

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La Presse

La règle du «premier arrivé, premier servi» dans l'allocation des 660 millions de dollars du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées est remise en question par la Fondation Rivières et l'Union des municipalités du Québec, rapporte Radio-Canada.

Sur les cent municipalités qui déversent leurs eaux usées dans les cours d'eau, seulement huit risquent de bénéficier de ce programme, qui découle d'un partenariat entre les gouvernements fédéral et provincial. Selon Radio-Canada, les heureuses élues ne sont toutefois pas connues, car Québec a suspendu le programme après trois semaines suivant sa mise en place, les demandes étant trop nombreuses. 

Selon la Fondation Rivières, les fonds de ce programme ne sont pas adéquatement alloués. Dans une entrevue accordée à la société d'État, le responsable de la recherche scientifique à la Fondation Rivières, Alexandre Joly, soutient que les fonds auraient pu être orientés vers des programmes visant à mettre fin à ces déversements.

Certaines municipalités ont mentionné qu'elles n'étaient pas disposées à envoyer une demande de subventions. Cette situation n'étonne pas la directrice générale de la municipalité de Grande-Vallée, Gaspésie, Ghislaine Bouthillette. Selon les propos recueillis par Radio-Canada, la directrice salue l'initiative du Fonds, mais souligne que la règle du «premier arrivé, premier servi» défavorise des municipalités qui manque de main-d'oeuvre spécialisée pour travailler hâtivement sur des projets. 

L'Union des municipalités croit quant à elle que le gouvernement québécois devrait remplacer ces programmes temporaires par des subventions à long terme. 

D'après Radio-Canada, le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec a affirmé que le fédéral pourrait permettre le financement de travaux supplémentaires, dans le cadre de la deuxième phase de son plan d'infrastructures. Un autre programme pourrait également voir le jour pour venir en aide aux municipalités, dépendamment des conditions mises sur la table par Ottawa.

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