Les poissons sont contaminés, mais moins qu'avant

Les auteurs préviennent que l'effet cumulatif pour la... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les auteurs préviennent que l'effet cumulatif pour la santé humaine d'une exposition à de multiples polluants est encore mal compris.

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La Presse Canadienne

La mauvaise nouvelle: les poissons de tous les océans de la planète sont toujours contaminés par des polluants industriels et agricoles connus collectivement sous le nom de «polluants organiques persistants» (POP).

La bonne nouvelle: la situation s'est grandement améliorée au fil des ans et le poisson consommé aujourd'hui contient 50% moins de POP que le même poisson consommé il y a 30 ans.

Les chercheurs de l'Université de la Californie à San Diego ont épluché des centaines d'études scientifiques consacrées à la question entre 1968 et 2012. Les polluants étudiés comprenaient des produits plus anciens, comme le DDT et le mercure, et des substances plus récentes, comme les produits ignifuges et les liquides de refroidissement.

Le biologiste marin Stuart Sandin a dit que les données démontrent que les POP peuvent se retrouver partout, dans n'importe quelle espèce de poisson. Les concentrations peuvent toutefois fluctuer par un facteur de 1000 au sein d'une même région ou d'une même espèce. Les concentrations moyennes de POP sont aussi nettement plus faibles aujourd'hui qu'elles ne l'étaient dans les années 1980.

Les concentrations semblent chuter de 15 à 30% par décennie. Les concentrations de certaines substances, comme le mercure et les biphényles polychlorés (BPC), atteignent néanmoins le seul maximal toléré par l'Agence américaine de protection de l'environnement pour une consommation humaine occasionnelle.

S'ils se réjouissent de constater que la communauté internationale semble avoir pris conscience du danger de déverser des polluants dans l'environnement, les auteurs préviennent que l'effet cumulatif pour la santé humaine d'une exposition à de multiples produits du genre est encore mal compris.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal scientifique PeerJ.

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