Israël: Haïfa va devenir une «zone d'air pur»

La baisse de la pollution due aux entreprises... (Photo Baz Ratner, Reuters)

Agrandir

La baisse de la pollution due aux entreprises doit intervenir grâce à l'utilisation massive du gaz naturel comme source d'énergie propre.

Photo Baz Ratner, Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Haïfa, la troisième ville d'Israël, considérée comme la plus polluée du pays, va devenir la première zone «d'air pur» d'ici cinq ans, a assuré mercredi le ministère de l'Environnement.

Haïfa avait été au centre d'une violente polémique en avril lorsqu'une étude contestée avait fait état d'une surmortalité, notamment parmi les enfants, due à des cancers liés à la pollution.

L'objectif du «plan d'urgence» du ministère de l'Environnement, d'un montant de 330 millions de Shekels (86 millions de dollars), est de parvenir à une baisse de 80% des émissions polluantes des entreprises industrielles et une réduction de 50% de la pollution atmosphérique globale dans le golfe de Haïfa, situé dans le nord d'Israël.

La baisse de la pollution due aux entreprises doit intervenir grâce à l'utilisation massive du gaz naturel comme source d'énergie propre.

Le plan prévoit notamment d'interdire le passage de véhicules diesel dans certaines zones densément peuplées de la ville.

Pour encourager les camionneurs à ne plus circuler dans l'agglomération, le prix du péage d'un tunnel permettant de traverser la ville va être réduit de 40%.

D'autre part, le taux de soufre autorisé pour le carburant destiné aux navires à Haïfa, le plus grand port du pays, va être réduit.

Il est également prévu de déplacer les installations de stockage d'ammoniaque et de produits pétroliers.

Parallèlement, des études vont être effectuées pour déterminer l'impact de la pollution dans le golfe sur la santé des habitants, selon un communiqué du ministère.

L'ensemble du plan doit être présenté en septembre au gouvernement.

À la suite de la publication d'un document sanitaire accablant, le maire Yona Yahav avait révoqué en avril les autorisations de la principale raffinerie d'Israël, qui emploie des centaines de personnes, et de plusieurs compagnies chimiques, tout en envoyant les camions de la municipalité pour bloquer leur accès.

Selon ce document reprenant des informations déjà rendues publiques par le passé et couvrant la période de 1998 à 2007, le risque est 16% plus élevé dans la baie de Haïfa qu'ailleurs en Israël de contracter un cancer.

Le surrisque est de 29% en ce qui concerne le cancer des poumons. Sur les 60 cas de cancer chez des enfants de moins de 14 ans, 30 peuvent être attribués à la pollution, ajoutait le document.

Ce rapport avait été contesté. Après deux jours de controverse nationale, le ministère de la Santé avait publié un communiqué reconnaissant davantage de cancers du poumon dans la région de Haïfa qu'ailleurs chez les adultes, mais pas une mortalité accrue chez les enfants.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer