Des traces de radioactivité découvertes dans un lac suisse

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Selon les scientifiques, la concentration proviendrait du rejet, autour de l'année 2000, d'eaux contaminées de la centrale nucléaire de Mühleberg. Les substances auraient été déversées dans la rivière Aar avant d'atteindre le lac de Bienne.

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Agence France-Presse
GENÈVE

Des géologues genevois ont découvert une substance radioactive dans le lac de Bienne situé près de la centrale nucléaire de Mühleberg (nord-ouest de la Suisse) et qui alimente la ville en eau potable, a révélé dimanche Le Matin Dimanche.

Des pics de radioactivité provoqués par la présence de césium 137 radioactif ont été détectés par des géologues de l'université de Genève lors de prélèvements effectués en 2010 au fond du lac.

Si les valeurs de césium 137 restent bien au-dessous du seuil de menace pour la santé publique, selon les experts, cette découverte pose de sérieuses questions quant à la sécurité et au manque de transparence autour de cette centrale.

Selon les scientifiques, cette concentration proviendrait du rejet, autour de l'année 2000, d'eaux contaminées de la centrale nucléaire de Mühleberg. Les substances auraient été déversées dans la rivière Aar avant d'atteindre le lac de Bienne. Des chimistes à Bâle ont effectué des tests pour vérifier ces informations.

La centrale est autorisée à rejeter de l'eau à très bas taux de radioactivité, soumise à des contrôles très stricts, plusieurs fois par an, selon Le Matin Dimanche.

Des politiques et les défenseurs de l'environnement ont exprimé leur colère du fait qu'aucune information en provenance de la centrale ou des inspecteurs nucléaires n'ait filtré sur l'augmentation des taux de radioactivité dans ce lac, qui fournit 68 % de l'eau potable de la ville de Bienne.

«Personne ne m'a jamais dit qu'il y avait des concentrations anormalement élevées dans le lac» a indiqué au journal Hans Stöckli, maire de Bienne de 1990 à 2010 et conseiller aux États (PS), insistant sur le fait que «la centrale aurait dû nous alerter même en cas de risque minimal».

L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, qui a appelé depuis longtemps à la fermeture de cette centrale nucléaire, a exigé une enquête et déclaré que l'Inspection fédérale de la sûreté nucléaire suisse (IFSN) devait clairement expliquer pourquoi elle n'a rien su des rejets radioactifs ou n'a rien communiqué à ce sujet.

En septembre 2011, le Parlement suisse a approuvé la sortie progressive du nucléaire. La Suisse compte actuellement cinq réacteurs nucléaires, qui seront mis peu à peu hors service d'ici à 2034.

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