L'arrivée d'une environnementaliste à l'EPA de mauvais augure pour Keystone XL?

Gina McCarthy, actuellement présidente du bureau de l'air... (Photo Jack Sauer, Associated Press)

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Gina McCarthy, actuellement présidente du bureau de l'air et de la radiation au sein de l'agence fédérale, aurait une longueur d'avance pour remplacer Lisa Jackson, qui a officiellement quitté son poste la semaine dernière.

Photo Jack Sauer, Associated Press

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Lee-Anne Goodman
La Presse Canadienne
Washington

Le président américain devrait nommer sous peu à la tête de la puissante Agence de protection de l'environnement (EPA) une spécialiste réputée de la qualité de l'air, qui s'est battue pour l'instauration de normes plus sévères en matière d'émissions de carbone.

Gina McCarthy, actuellement présidente du bureau de l'air et de la radiation au sein de l'agence fédérale, aurait une longueur d'avance pour remplacer Lisa Jackson, qui a officiellement quitté son poste la semaine dernière.

L'ascension de la femme âgée de 58 ans prouve que le président Barack Obama compte s'attaquer sérieusement à la question des changements climatiques. Et sa nomination pourrait être de mauvais augure pour le projet d'oléoduc Keystone XL de TransCanada.

L'EPA est l'une des agences fédérales qui conseillent l'administration Obama sur le dossier Keystone XL, un oléoduc qui transporterait chaque semaine des millions de barils de bitume provenant de l'Alberta jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique.

Selon Daniel Fiorina, directeur du Centre sur les politiques environnementales de l'université American de Washington, les rumeurs entourant la nomination de Mme McCarthy signalent que le président Obama a l'intention de joindre la parole aux actes.

Car lors de son discours d'assermentation et de son discours sur l'état de l'Union, le président américain a déclaré que l'environnement serait un dossier prioritaire pendant son deuxième mandat.

Peut-être cela n'aura-t-il aucun impact sur le projet d'oléoduc, a tempéré M. Fiorina, mais Gina McCarthy est une environnementaliste aguerrie qui connaît très bien ses dossiers.

Elle est toutefois capable de compromis, souligne Chris Sands, spécialiste des relations canado-américaines.

«Gina McCarthy a la réputation de tendre la main à l'industrie, et l'une de ses réalisations a d'ailleurs été bénéfique pour le Canada: elle a élaboré avec la collaboration de l'industrie américaine de nouvelles règles sur les émissions automobiles, mais en plus, elle a coordonné le tout avec Ottawa afin que ces standards s'appliquent à l'ensemble de l'industrie de façon uniforme», illustre M. Sands.

Peu importe qui sera l'élue de Barack Obama, les Albertains risquent de la regarder de travers, plaide le spécialiste. «Mais Mme McCarthy n'est pas la pire, et il est possible de s'entendre avec elle. Ses antécédents au sein des autorités de réglementation au Connecticut et au Massachusetts portent à croire qu'elle voit d'un bon oeil l'hydroélectricité canadienne», conclut-il.

Reste que sous la houlette de Lisa Jackson, l'EPA s'était montrée peu favorable à donner le feu vert au projet Keystone XL - et Mmes Jackson et McCarthy sont de proches collaboratrices.

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