Ceinture verte montréalaise: une nouvelle coalition interpelle le ministre Breton

Le ministre québécois de l'Environnement, Daniel Breton.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC)

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Le ministre québécois de l'Environnement, Daniel Breton.

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Le projet de ceinture verte autour de Montréal a été consacré dans le dernier Plan métropolitain d'aménagement, mais il ne verra pas le jour sans l'engagement de Québec, lequel se fait toujours attendre.

C'est l'avis du Mouvement Ceinture verte, une nouvelle coalition qui a fait sa première sortie publique aujourd'hui.

Le Mouvement regroupe plusieurs groupes déjà très actifs dans le domaine de la conservation dans la région de Montréal.

Ils veulent que des suites concrètes soient données à la décision de protéger 17 % du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), contenue dans le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), adopté il y a 11 mois avec l'appui de 81 des 82 municipalités de la région.

«On aimerait entendre un engagement très ferme de la part du gouvernement du Québec, a affirmé Karel Mayrand, de la Fondation David Suzuki. On ne veut pas que le gouvernement se désengage en disant : dorénavant c'est l'affaire de la Communauté métropolitaine de Montréal.»

Selon Christian Simard, de Nature Québec, le ministre de l'Environnement Daniel Breton pourrait donner un signal clair en ce sens en bloquant le projet de lotissement du bois des Hirondelles, à Saint-Bruno. «Le premier défi est de ne pas perdre des boisés importants, et le bois des Hirondelles est un test», dit M. Simard.

Selon des biologistes indépendants, cette forêt adjacente au Parc national du mont Saint-Bruno recèle au moins une espèce menacée que les inventaires de la Ville et du promoteur, le sénateur libéral Paul Massicotte, n'avaient pas notée.

Les membres du Mouvement Ceinture verte font aussi ressortir qu'il y a de grandes disparités dans les mesures de conservation dans la région.

Si Longueuil fait figure d'exemple, avec un plan de conservation qui protège 13 % du territoire en plus des zones agricoles, Laval a le rôle du cancre, avec moins de 1 % de territoire protégé.

La région de Montréal fait partie des basses-terres du Saint-Laurent, dont 4,8 % seulement sont protégées et 80 % sont déjà touchées par l'activité humaine, souligne M. Simard.

Le Mouvement fait valoir les avantages économiques à protéger les milieux naturels. «Ça rapporte de plusieurs façons de créer une ceinture verte», affirme Patrick Asch, d'Héritage laurentien. Il se dépense 1,9 milliard par année en matériel de plein air à Montréal. Ce sont des retombées économiques cinq fois plus importantes que les congrès. L'écotourisme est la forme de tourisme en plus forte expansion.»

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