Le lion de retour au Gabon

Dans les années 50, un grand nombre de lions... (PHOTO ZACHARIAS ABUBEKE, ARCHIVES AFP)

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Dans les années 50, un grand nombre de lions parcouraient encore les plateaux Batéké. Mais depuis lors, tout portait à croire qu'ils avaient disparu du Gabon.

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Agence France-Presse
LIBREVILLE

Le lion, que l'on croyait disparu depuis des années au Gabon, vient de faire son retour dans le sud-est du pays, où des images d'un mâle ont été prises récemment, selon un communiqué de l'ONG américaine de protection des fauves Panthera.

Deux caméras-pièges ont pu filmer en l'espace de 15 jours plusieurs images d'un lion mâle sillonnant une piste d'éléphants dans la région des plateaux Batéké, d'immenses savanes qui s'étendent du sud-est du Gabon à la République démocratique du Congo (RDC) en passant par le Congo Brazzaville.

«Ces images sont vraiment inattendues, et représentent la preuve merveilleuse que la vie reste possible pour les lions du Gabon et de la région», s'est enthousiasmé le Dr Philipp Henschel, coordinateur du programme Lions à Panthera.

«Les vidéos montrent que les efforts des autorités gabonaises pour protéger ce paysage, à commencer par la création du parc national des plateaux Batéké en 2002 après de premières recherches sur le lion dans la région, ont été couronnés de succès», a-t-il ajouté.

Cette découverte est le fruit du hasard, puisque les caméras avaient été installées au départ par l'Institut de recherches allemand Max-Planck dans le cadre d'une étude sur les chimpanzés.



Dans les années 50, un grand nombre de lions parcouraient encore les plateaux Batéké. Mais depuis lors, tout portait à croire qu'ils avaient disparu du Gabon - il en restait par contre en RDC -, décimés par le braconnage et la dégradation de leur habitat à la fin du 20e siècle.

En 2001 et 2003, l'équipe du Dr Henschel a mené des études approfondies dans la zone, parcourant plusieurs centaines de kilomètres à pied, à la recherche du plus grand chat sauvage de l'Afrique.

Les scientifiques ne trouvèrent alors «quasiment aucune trace de vie sauvage durant ces expéditions, et les caméras-pièges fournirent davantage de photos de braconniers congolais que d'animaux».

Une nouvelle étude devra désormais déterminer si le mâle filmé «est un individu solitaire, qui peut avoir migré à partir d'une population» vivant en RDC, ou s'il «fait partie d'une nouvelle population de lions qui se reproduit au Gabon» afin de mieux les protéger, explique le communiqué.

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