Éléphants, tigres et pangolins au programme d'une réunion internationale

Malgré tout, les requins, rhinocéros, éléphants (dont on... (PHOTO PORNCHAI KITTIWONGSAKUL, ARCHIVES AFP)

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Malgré tout, les requins, rhinocéros, éléphants (dont on voit des cornes ci-dessus), et autres espèces en danger moins connues, continuent d'être pourchassés pour leurs soi-disant vertus médicales ou aphrodisiaques.

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Agence France-Presse
GENÈVE

Le sort des éléphants, tigres, pangolins et autres espèces menacées sera discuté la semaine prochaine à Genève par 400 experts et représentants de pays, qui se pencheront aussi, entre autres, sur le trafic de bois précieux.

Ces discussions auront lieu du 7 au 11 juillet dans le cadre de la 65e session du comité permanent de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), qui regroupe 180 États membres.

À l'issue des débats, le comité permanent de la CITES (son organe exécutif) peut décider, s'il l'estime nécessaire, de mesures à prendre pour certains pays ou espèces. Il prépare alors des projets de résolution pour la Conférence des parties qui se réunit tous les trois ans. À sa dernière réunion, en mars 2013 à Bangkok, les pays avaient notamment adopté la décision historique de réguler les stocks de cinq espèces de requins menacés par la surpêche.

Quelque 5000 espèces animales et 28 000 espèces végétales sont actuellement protégées par la CITES de la surexploitation visant à alimenter le commerce international.

Malgré tout, les requins, rhinocéros, éléphants, et autres espèces en danger moins connues, continuent d'être pourchassés pour leurs soi-disant vertus médicales ou aphrodisiaques.

Ainsi, les trafics très lucratifs de l'ivoire et de la corne de rhinocéros ont explosé ces dernières années en Afrique, alimentés principalement par la forte demande en Asie, notamment en Chine, et au Moyen-Orient.

Les experts sont d'autant plus inquiets que d'autres dangers guettent désormais ces espèces. «Nous assistons à un changement inquiétant de la demande, qui est de plus en plus motivée par la volonté des nouveaux riches d'afficher leurs richesses», a expliqué le secrétaire général de la CITES, John Scanlon.

Pendant la réunion, les experts vont par ailleurs passer en revue la situation de plusieurs espèces qui souffrent plus fortement du braconnage, comme les tigres, les lions, les guépards et les serpents.

Le Vietnam, premier pays de destination des cornes de rhinocéros devra pour sa part présenter les efforts réalisés ces derniers mois pour réduire ce commerce illégal, a indiqué la CITES.

Pour ce qui est des éléphants, les experts discuteront des mesures à prendre pour mieux lutter contre le braconnage et mieux contrôler les marchés nationaux d'ivoire.

Ils étudieront par ailleurs le commerce illégal de bois précieux, en particulier celui issu de Madagascar. Selon la CITES, plus de 4000 tonnes de palissandre (un bois) de Madagascar ont ainsi été exportées illégalement et saisies dans différents pays entre novembre 2013 et avril 2014. Et pourtant, la CITES a établi pour Madagascar un quota zéro pour les exportations de ce bois.

Le trafic, en très forte croissance, des pangolins - petits mammifères insectivores couverts d'écailles, protégés mais très prisés pour leur viande et, en Asie, leurs vertus médicales supposées - sera aussi un des principaux sujets de discussion. Deux tonnes de pangolins ont encore ainsi été récemment saisies à Hong Kong, a déploré vendredi la CITES.




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