Le Zimbabwe a perdu les deux tiers de ses rhinocéros

«À la fin des années 1980, on avait près... (PHOTO TOM KIRKWOOD, ARCHIVES REUTERS)

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«À la fin des années 1980, on avait près de 2000 rhinocéros blancs, dans les parcs nationaux et les réserves privées», a rappelé Geoffreys Matipano, son directeur, précisant que parmi les 750 spécimens encore en vie, il y a 450 rhinocéros noirs et 300 blancs.

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Agence France-Presse
Harare

Le Zimbabwe a perdu près des deux tiers de sa population de rhinocéros au cours des vingt dernières années en raison du braconnage, et il n'en reste que 750, a indiqué mardi l'autorité nationale des parcs et de la faune sauvage.

«À la fin des années 1980, on avait près de 2000 rhinocéros blancs, dans les parcs nationaux et les réserves privées», a rappelé Geoffreys Matipano, son directeur, précisant que parmi les 750 spécimens encore en vie, il y a 450 rhinocéros noirs et 300 blancs.

La différence entre les deux tient à la forme de la bouche et au tempérament plus solitaire et farouche du rhinocéros noir - ce dernier se nourrissant de feuilles et de jeunes pousses d'arbres, tandis que le blanc broute de l'herbe -, et non pas à leur couleur.

Le braconnage des rhinocéros sévit également en Afrique du Sud où plus d'un millier de rhinocéros ont été tués pour leur corne en 2013, mais il épargne pour l'instant d'autres pays de la région, comme la Namibie, qui parviennent à rester relativement à l'abri.

La poudre de corne de rhinocéros se vend à prix d'or en Asie où elle a acquis une sorte de statut symbole et est associée à des vertus curatives plus qu'hypothétiques. La corne de rhinocéros contient la même matière que les ongles humains, de la kératine.

Au Zimbabwe, les braconniers tirent sur les rhinocéros, mais recourent aussi à l'empoisonnement, mettant en échec toute une série de mesures telles que des peines de prison dissuasives, le «décornage» préventif, la surveillance satellite, le déménagement des rhinocéros dans des zones sanctuarisées.

Plus de 300 éléphants et d'autres animaux ont été empoisonnés l'an dernier dans le célèbre parc national zimbabwéen de Hwange. Des villageois riverains du parc ont été accusés de céder notamment à l'appât du gain, alors que le monde rural au Zimbabwe souffre de grande pauvreté.




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