Brésil: des planches écolos pour surfer sur la vague du recyclage

«Une goutte d'eau dans l'océan». En recyclant des bouteilles en plastiques pour... (Photo Sergio Moraes, archives REUTERS)

Agrandir

Photo Sergio Moraes, archives REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
GAROPABA

«Une goutte d'eau dans l'océan». En recyclant des bouteilles en plastiques pour fabriquer des planches de surf, la Brésilienne Carolina Scorsin tente à sa manière de lutter contre la pollution sur les plages brésiliennes.

Avec son mari Jairo Lumertz, ancien surfeur professionnel, cette jeune femme de 37 ans a fondé il y a deux ans le projet Prancha Ecologica («Planche écologique»).

En plus de récupérer des déchets qui jonchent la plage de Garopaba, dans l'État de Santa Catarina (sud du Brésil), le couple fait la tournée des écoles pour expliquer aux enfants à quel point il est important de préserver l'environnement.

«Avec nos planches écologiques, nous voulons ouvrir l'esprit des enfants pour qu'ils puissent à leur tour créer des solutions pour recycler les déchets», explique Jairo, 43 ans, avant une démonstration devant une classe mercredi, journée mondiale du recyclage.

Le processus de fabrication est simple: les bouteilles de deux litres, dont certaines sont découpées, sont emboitées les unes sur les autres en formant plusieurs rangées, avant d'être fixées sur une structure de bois.

Il permet également aux familles les plus démunies de surfer sur du matériel bien plus accessible que les planches hors de prix fabriquées dans ce marché très lucratif, gonflé par les excellents résultats des surfeurs brésiliens aux derniers championnats du monde.

Gabriel Medina a remporté le premier titre du Brésil en 2014 et Adriano de Souza lui a emboîté le pas l'année d'après. Mercredi, ce dernier a remporté l'étape brésilienne du championnat à Saquarema, près de Rio de Janeiro (sud-est).

«Un monde meilleur»

Mais les planches faites de bouteilles peuvent aussi être adaptées pour la pratique d'autres sports nautiques, avec des variantes du Wake Board ou du Stand up paddle.

«C'est quelque chose qu'on peut commencer chez soi en séparant les déchets. La planche faite de bouteilles nous montre que le plastique peut avoir une grande valeur. On peut le réutiliser, sans forcément le jeter n'importe comment», explique Jairo aux enfants.

Le Brésil est un énorme producteur de déchets, avec en moyenne 385 kg par personne par an. Seuls 15% de la population a accès au recyclage.

Dans les petites villes du bord de mer, la pollution est décuplée par le manque de sensibilisation et de responsabilité des services publics.

«Cette goutte d'eau dans l'océan peut faire la différence si les gens peuvent s'engager et comprendre qu'il est possible de construire un monde meilleur», estime Carolina.

Alors que le surf fera ses premiers pas comme sport olympique lors des JO de Tokyo-2022, ses valeurs de respect de la nature se propagent grâce à des initiatives comme celle du couple de surfeurs de Garopaba, à l'aide de simples bouteilles de plastique.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer