Québec peut bloquer Énergie Est, dit Martine Ouellet

Martine Ouellet... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

Agrandir

Martine Ouellet

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, a affirmé mardi que le favori dans la course, Pierre Karl Péladeau, se trompe quand il affirme que le Québec n'a pas le pouvoir de bloquer le projet d'oléoduc de TransCanada.

Mme Ouellet a affirmé que, même si ce type de projet est de compétence fédérale, le gouvernement du Québec a la possibilité de l'empêcher, bien que cela soit plus compliqué qu'avec un refus des autorités fédérales.

Selon Mme Ouellet, M. Péladeau utilise la responsabilité d'Ottawa, à qui revient la décision globale sur le projet, pour éviter de se prononcer contre l'oléoduc, qui doit transporter du pétrole albertain.

Par ailleurs, Mme Ouellet a exprimé sa surprise, mardi, que M. Péaldeau puisse avoir des contacts avec le conglomérat Québecor, dont il est actionnaire de contrôle.

Mme Ouellet a répété que les questions soulevées par la situation de M. Péladeau sont importantes, mais elle est demeurée très prudente à ce sujet, à quelques jours du dévoilement des résultats du premier tour de scrutin des 71 000 militants.

La semaine dernière, le président du conseil d'administration de Québecor, Brian Mulroney, a affirmé que la direction de l'entreprise consultait encore M. Péladeau «de temps à autre».

L'an dernier, au moment du saut en politique de M. Péladeau, Québecor avait affirmé que celui-ci ne participerait «plus aux décisions concernant la gestion des affaires courantes et stratégiques de l'entreprise».

Dans un point de presse où elle a dressé un bilan de sa campagne, Mme Ouellet a affirmé que M. Péladeau devra prendre une décision, relativement à ses actifs, mais elle a ajouté qu'il serait inopportun de sa part de commenter davantage dans le contexte de la course à la direction.

«Je ne suis pas bien placée, étant donné que peu importe les commentaires que je ferai sur cette question, ils seront analysés comme candidate et donc on travaille tous les deux pour atteindre le même objectif, devenir chef du PQ et devenir première ministre en 2018, a-t-elle dit. Et c'est sous cet angle-là que mes commentaires seront analysés et pas de manière objective et je crois que ce n'est pas approprié actuellement.»

Concernant la position de M. Péladeau sur le projet de TransCanada, Mme Ouellet a été plus tranchée, en rappelant que l'environnement est également une juridiction québécoise.

«Il se trompe, a-t-elle dit. Je pense que, peut-être, il ne connaît pas assez le dossier. Mais il se trompe. On a déjà réussi à bloquer le projet de port pétrolier de Cacouna, et ça, c'est par les moyens du Québec. Et Québec a toute une série de permis à émettre. C'est sûr que c'est plus compliqué. Et c'est plus long parce que ça va être morceau par morceau qu'il va falloir le bloquer.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer