Quand les changements climatiques menacent les régimes de retraite

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La firme Koskie and Minsky a cosigné une lettre envoyée à la première ministre néo-démocrate de l'Alberta, Rachel Notley, pour lui demander de songer à encourager les énergies renouvelables.

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Bob Weber
La Presse Canadienne

Les changements climatiques constituent l'une des plus grandes menaces pour les régimes de retraite, et les gestionnaires de retraite pourraient être forcés de se positionner publiquement pour remplir leurs obligations légales, indique une étude.

D'après une étude de la firme torontoise de droit des pensions Koskie and Minsky, les changements climatiques doivent être pris en compte, et les gestionnaires peuvent protéger les intérêts à long terme de leurs bénéficiaires «en militant auprès des institutions publiques pour la réglementation des changements climatiques».

Le rapport a été commandé par l'association des actionnaires pour la recherche et l'éducation (SHARE), un organisme à but non lucratif de consultation en investissement environnemental. Selon le porte-parole Kevin Thomas, l'étude a été entreprise parce que les administrateurs de régimes de retraite doivent, plus que d'autres gestionnaires de fonds, penser à long terme.

Le régime de retraite typique prévoit environ 70 ans en avant, a dit mardi M. Thomas. Les gestionnaires doivent donc penser tant à leurs bénéficiaires actuels que futurs.

Avec ce type d'échéancier, le rapport conclut que les changements climatiques créent pour les investisseurs une variété de risques, tels que des changements de réglementation, des catastrophes naturelles, un moindre accès aux ressources et les coûts des ressources énergétiques.

Les gestionnaires doivent considérer quelles compagnies sont indûment exposées à ces risques, a prévenu M. Thomas.

Le rapport va encore plus loin, affirmant que les gestionnaires ont la responsabilité de préserver une économie dans laquelle il est possible de prospérer. Il mentionne des études passées qui ont conclu que les portefeuilles équilibrés performeraient mieux si le changement climatique était limité à deux degrés.

«Quand il faut prendre des décisions d'investissement, le déni des changements climatiques n'est pas une option», dit le rapport.

Mardi, la firme Koskie and Minsky a cosigné une lettre envoyée à la première ministre néo-démocrate de l'Alberta, Rachel Notley, pour lui demander de songer à encourager les énergies renouvelables. Le comité sur le climat de son gouvernement est présentement en train de prévoir l'approche de la province en matière environnementale.

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