Un éminent économiste appelle à en faire plus pour réduire les GES

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement,... (PHOTO JOHN MCCONNICO, ARCHIVES AP)

Agrandir

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, le total des émissions en 2030 ne doit pas excéder 23 milliards de TeqCO2 pour avoir entre 50 et 66 % de chances de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 °C.

PHOTO JOHN MCCONNICO, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Changements climatiques

Environnement

Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

Agence France-Presse
PARIS

L'économiste britannique Nicholas Stern appelle lundi les pays à se montrer plus ambitieux dans leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre (GES), en vue de la conférence climat de Paris, afin de tenir l'objectif d'un réchauffement limité à 2 °C.

«Il y a un fossé entre le scénario des émissions basé sur les ambitions et stratégies actuelles et un scénario cohérent avec l'objectif de 2 °C», souligne dans un communiqué le chercheur, ex-vice-président de la Banque mondiale et coauteur d'une analyse des engagements connus à ce jour et des politiques actuelles des autres pays.

«Par conséquent, les pays devraient étudier la possibilité de réduire ce fossé avant et après la conférence climat de Paris», écrit Nicholas Stern, avec deux autres membres de la London school of economics Bob Ward et Rodney Boyd.

Selon leurs calculs, basés sur les engagements connus de la Chine, des États-Unis et de l'Union européenne, ces pays émettraient entre 20,9 et 22,3 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2030.

Les politiques actuelles ou attendues des autres pays laissent prévoir, selon les auteurs, des émissions d'environ 35 milliards de tonnes équivalent CO2, toujours en 2030.

Or, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, le total des émissions en 2030 ne doit pas excéder 23 milliards de TeqCO2 pour avoir entre 50 et 66 % de chances de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 °C.

Outre une révision à la hausse des objectifs avant la COP21 (Conférence de Paris), les chercheurs soulignent la nécessité d'inclure dans le futur accord de Paris un mécanisme prévoyant la possibilité de revoir les ambitions de chacun après ce rendez-vous.

Parmi les grands pays émetteurs, les États-Unis, la Chine, l'Union européenne et la Russie ont pour l'instant affiché leurs objectifs climatiques pour l'après 2020.

En juin sont attendues des annonces de l'Australie, du Japon, du Brésil et du Canada et d'autres pays, la communauté internationale se retrouvant à Bonn pour une session de négociations intermédiaires sur le futur accord.

Tous les pays sont censés avoir annoncé un plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre avant le 31 octobre 2015.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer