Sahel : le déficit de pluies pourrait entraîner de «sévères conséquences»

Le déficit pluviométrique au Sahel pourrait avoir de «sévères conséquences» sur... (Photo Pablo Tosco, AFP)

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Agence France-Presse
NOUAKCHOTT

Le déficit pluviométrique au Sahel pourrait avoir de «sévères conséquences» sur les plans agricole et alimentaire, a averti mardi à Nouakchott la responsable de l'ONU en Mauritanie.

«Les pays du Sahel en général souffrent d'un déficit pluviométrique pour l'hivernage en cours dont les conséquences pourraient être sévères sur les plans humanitaire et alimentaire, nutritionnel et pastoral», a affirmé la représente du secrétaire général de l'ONU à Nouakchott, Coumba Mar Gadio.

«La majorité des populations rurales [de la région] vit d'activités liées à la pluie» et il y a «urgence pour la mise en place de mode de production et de consommation durables», a-t-elle ajouté.

Elle s'exprimait lors d'une réunion de pays membres de l'Agence panafricaine de la Grande Muraille verte, une initiative destinée à freiner l'avancée du désert dans le Sahel, où de nombreux pays connaissent actuellement un retard dans la saison des pluies.

La responsable de l'ONU a salué ce projet qui «vise à renforcer les résiliences des pays et des communautés face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents et sévères».

Les ministres de l'Environnement des 11 pays membres ont entamé mardi une réunion d'un jour à Nouakchott pour évaluer les résultats de l'agence depuis sa création en 2010 et lancer une feuille de route pour son action future, a constaté un journaliste l'AFP.

La Grande Muraille verte vise à implanter ou stabiliser une bande végétale de 15 km de large en bordure du Sahara à travers tout le continent africain, afin d'endiguer la progression du désert vers le Sud.

Ce rempart transcontinental relierait le Sénégal à l'Éthiopie, passerait par 11 pays et couvrirait une distance de 7000 km.

Il comprendrait des forêts (des plantations massives d'arbres sont prévues), mais aussi des cultures. Une grande partie du projet consiste à préserver de l'abandon les cultures déjà en place et menacées par la désertification, en améliorant leur productivité.

Selon certains experts, l'Afrique a perdu environ 650 000 kilomètres carrés de terres productives depuis 50 ans, soit un territoire grand comme la France. Depuis les années 1900, le Sahara aurait progressé par endroits de 250 kilomètres vers le Sud.




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