Sommet de Doha: le Nord n'a pas d'argent pour le Sud

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Des militants ont manifesté, le 1er décembre dans les rues de Doha, pour réclamer des actions de la communauté internationale afin de contrer les changements climatiques.

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Agence France-Presse
Doha

L'Union européenne et les États-Unis ont réaffirmé mercredi qu'il ne fallait pas s'attendre à Doha à un nouvel engagement sur une aide financière ambitieuse pour les pays du Sud qui, eux, réclament 60 milliards de dollars d'ici 2015 pour assurer leur transition énergétique.

 

 

Les pays en développement demandent 60 milliards de dollars d'ici 2015, pour assurer une transition entre l'aide d'urgence décidée à Copenhague en 2009 et qui portait sur 30 milliards de dollars sur 2010-2012 et la promesse de 100 milliards par an d'ici 2020.

Cet argent est notamment destiné à les aider à s'adapter aux effets du changement climatique comme les évènements extrêmes.

Des pays comme le Royaume-Uni et l'Allemagne ont fait des déclarations sur les fonds qu'ils allaient dépenser dans les prochaines années, sans qu'il ne s'agisse nécessairement de nouveaux financements, espérant ainsi débloquer les pourparlers.

«Les temps sont durs en Europe pour les finances», a déclaré à la presse le négociateur européen, Pete Betts. «Nous, ainsi que d'autres pays développés, ne pourrons pas être en mesure de prendre ici des engagements pour 2015».

Les pays en développement demandent 60 milliards de dollars américains d'ici 2015, pour assurer une transition entre l'aide d'urgence décidée à Copenhague en 2009 et qui portait sur 30 milliards sur 2010-2012, et la promesse de 100 milliards par an d'ici 2020.

Cet argent est notamment destiné à les aider à s'adapter aux effets du changement climatique comme les évènements extrêmes.

«La question de savoir s'il y aura des annonces ici sur de nouveaux engagements n'est pas la bonne question», a lancé le négociateur américain, Jonathan Pershing.

Il s'agit pourtant d'un des principaux points de blocage des négociations onusiennes sur le climat qui doivent s'achever dans la nuit de vendredi à samedi.

«Nous voulons voir de l'argent sur la table avant de partir», a martelé le négociateur gambien Ousman Jarju, représentant les pays les moins développés.

La secrétaire d'État allemande à l'Environnement Katherina Reiche a annoncé 800 millions d'euros (plus d'un milliard de dollars) «supplémentaires» pour les années 2013-2014. «Nous espérons que cela permettra d'apporter un peu de mouvement dans les négociations».

La veille, le Royaume-Uni avait indiqué qu'il dépenserait 1,8 milliard de livres (2,8 milliards de dollars) en 2014/15, mais des ONG lui ont reproché de faire des annonces sur des sommes déjà budgétisées.

La France a, elle, préféré «expliquer ce qui est déjà fait», selon le ministre du développement Pascal Canfin, citant 2 milliards d'euros (près de 2,6 milliards de dollars) par an via l'Agence française de développement et 6 milliards (7,78 milliards de dollars) pour les trois prochaines années pour aider, notamment l'Afrique, à se doter d'énergies renouvelables.

Revenant sur ces chiffres, la commissaire européenne Connie Hedegaard a assuré qu'ils prouvaient que l'Europe était «sérieuse sur ses engagements financiers», ajoutant, au nom de la Commission européenne, que 500 millions d'euros (environ 649 milliards de dollars) devraient être versés l'an prochain aux pays en développement, dont 200 millions (plus de 259 millions de dollars) pour l'Afrique.

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