Climat: ne rien faire pourrait coûter très cher, dit la Maison-Blanche

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Le coût d'un report des efforts de réduction des émissions, qui entraînerait une hausse du thermomètre mondial de 3°C, s'élèverait à 0,9% du PIB, soit environ 150 milliards de dollars, selon un rapport de l'exécutif américain.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'absence de mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait coûter jusqu'à 150 milliards de dollars par an à l'économie américaine: la Maison-Blanche a mis en garde mardi contre le coût de l'inaction dans la lutte contre le changement climatique.

Le coût d'un report des efforts de réduction des émissions qui entraînerait une hausse du thermomètre mondial de 3°C (au-dessus des niveaux pré-industriel) au lieu de 2°C, s'élèverait à 0,9% du PIB, soit environ 150 milliards de dollars, selon un rapport de l'exécutif américain.

«Les coûts liés à un degré additionnel de réchauffement au-delà des 3°C pourraient être largement supérieurs», ajoute le document, qui s'appuie sur des études existantes et rappelle que la température moyenne aux États-Unis sur la décennie écoulée a été supérieure de 0,8°C à celle de la moyenne sur la période 1901-1960.

«De plus, ces coûts ne sont pas uniques mais s'additionnent année après année en raison des dommages causés par un changement climatique croissant», ajoute la Maison-Blanche qui reconnaît qu'il existe un «vif débat» dans le pays sur le fait de savoir «s'il faut agir maintenant pour enrayer le changement climatique ou s'il faut repousser les mesures à plus tard».

Le président Barack Obama, qui avait fait de la lutte contre le changement climatique une de ses promesses de campagne en 2008, s'est heurté à l'opposition des élus du Congrès.

Début juin, il est passé à l'offensive par la voie réglementaire en annonçant de nouvelles normes sur les émissions des centrales électriques, visant en particulier le charbon, énergie fossile la plus émettrice de gaz à effet de serre.

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a proposé une réduction drastique des émissions de CO2 pour l'ensemble des centrales existantes, avec une baisse de 30% d'ici 2030 par rapport à 2005.

Cette réglementation devra être finalisée d'ici un an, période durant laquelle l'EPA organisera de nombreux débats publics sur le sujet.

Le climat est un dossier politiquement sensible aux États-Unis, où nombre d'élus républicains contestent la réalité du changement climatique, d'autres s'interrogeant sur la responsabilité des activités humaines.

Les États-Unis se sont engagés à réduire, d'ici 2020, leurs émissions de gaz à effet de serre de 17% par rapport à leur niveau de 2005.




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