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La Californie a trois fois plus d'eau dans son sous-sol qu'estimé

L'état d'urgence a été déclaré en 2014 en... (PHOTO Robert Galbraith, ARCHIVES REUTERS)

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L'état d'urgence a été déclaré en 2014 en Californie en raison de la sévérité de la sécheresse. Ci-dessus, une femme marche à proximité du peu d'eau qu'il reste dans le lac Folsom. Le réservoir d'eau douce situé au pied de la Sierra Nevada n'était rempli qu'à 17 % de sa capacité en janvier 2014.

PHOTO Robert Galbraith, ARCHIVES REUTERS

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Californie, en proie à une longue sécheresse, a trois fois plus d'eau dans son sous-sol qu'estimé jusqu'alors, selon des scientifiques dont la découverte était publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (PNAS).

Toutefois, accéder à cette nappe aquifère profonde tout en la préservant de possibles contaminations des nombreuses activités pétrolières et gazières ne sera pas simple, expliquent ces experts.

Ces réserves se situent en grande partie entre 300 et 1000 mètres de profondeur sous la Vallée centrale de l'État et portent à 2700 km3 le volume d'eau utilisable dans cette vaste étendue agricole de 65 000 km2 particulièrement affectée par la sécheresse qui dure depuis cinq ans.

« C'est rare de trouver une manne d'eau, mais c'est ce que nous venons de faire », se réjouit Robert Jackson, un professeur à l'Université de Stanford en Californie, le principal coauteur de ces travaux. « Il y a nettement plus d'eau douce utilisable que nous pensions », ajoute-t-il.

Le gouverneur de Californie, Jerry Brown avait déclaré l'état d'urgence en 2014 en raison de la sévérité de la sécheresse. Pour faire face à ses besoins en eau, l'État de Californie recourt de plus en plus aux réserves souterraines.

« Nos travaux pourraient être appliqués à de nombreux autres endroits souffrant de pénurie d'eau comme le Texas ou la Chine et l'Australie », estime Mary Kang, chercheuse à la faculté des sciences de la Terre, de l'Énergie et de l'Environnement de l'Université de Stanford, un des coauteurs.

Avant cette découverte, les données sur les réserves aquifères en Californie dataient de plusieurs décennies et allaient au maximum jusqu'à 300 mètres de profondeur et souvent moins.

De ce fait, peu était connu de la quantité d'eau contenue dans ces nappes aquifères profondes.

Pour cette étude, les scientifiques de l'Université de Stanford ont utilisé des données de 938 gisements pétroliers et gaziers et de plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz pour détecter les sources d'eau profondes dans huit comtés de Californie.

La découverte suscite aussi des inquiétudes, pointent les chercheurs, car jusqu'à 30 % des activités d'exploitation pétrolière et gazière se trouvent directement là où sont situées ces nappes aquifères profondes.

En outre, exploiter ces réserves d'eau sera plus coûteux vu leur profondeur et le fait de pomper dans ces nappes pourrait aussi exacerber l'affaissement graduel du sol, un phénomène qui se produit déjà dans toute la Vallée centrale californienne.

Enfin, certaines nappes ont une forte salinité qui requerrait une désalinisation avant que l'eau puisse être utilisée pour l'agriculture ou la consommation.

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