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La côte de Californie subit une seconde pollution pétrolière en deux semaines

Des services d'urgence sont intervenus pour nettoyer le... (Photo Nick Ut, AP)

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Des services d'urgence sont intervenus pour nettoyer le rivage et ont prélevé des échantillons pour déterminer l'origine de cette nouvelle pollution.

Photo Nick Ut, AP

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Veronique DUPONT
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Une seconde pollution pétrolière en Californie aux origines inconnues a entraîné la fermeture de plusieurs plages jeudi à côté de Los Angeles, dix jours après la marée noire survenue près de Santa Barbara à cause d'une fuite sur un oléoduc.

Les plages d'Hermosa, Manhattan, El Segundo et Redondo étaient fermées jeudi à cause de la présence d'une substance ressemblant à du goudron, charriée sur le rivage mercredi par les vagues.

«Nous demandons au grand public de rester hors de l'eau jusqu'à nouvel ordre», indiquaient les pompiers du comté de Los Angeles sur leur compte Twitter (@LACoLifeguards) tandis que des panneaux «baignade interdite» avaient été posés sur les plages concernées.

Dans un communiqué, les autorités sanitaires de Los Angeles ont enjoint le public d'éviter «tout contact avec les substances qui ont été ramenées par les vagues sur le rivage, avec l'eau et le sable mouillé» sur ces plages, rappelant que toucher «du pétrole peut entraîner des irritations cutanées et des effets à long terme sur la santé».

Lors d'une conférence de presse jeudi, une porte-parole des garde-côtes américains (USCG), Charlene Downey, a affirmé que «des progrès importants» avaient été effectués depuis mercredi dans le nettoyage des plages, qui pourrait durer encore 5 à 7 jours.

Des services d'urgence intervenaient pour nettoyer le rivage et ont prélevé des échantillons pour déterminer l'origine de cette nouvelle pollution. Des survols de la zone en avion étaient prévus jeudi pour tenter d'identifier la source du problème.

On dirait «un mélange de pétrole et de goudron (...). Le sable le long de ces plages est parsemé de milliers de taches épaisses allant de la largeur d'une balle de base-ball à celle d'un ballon de football», a commenté l'association environnementale Heal the bay.

Forage actif

«Il est encore trop tôt pour savoir d'où vient le pétrole (...), d'un écoulement naturel ou d'une fuite pétrolière provenant d'une raffinerie ou d'un oléoduc local», a-t-elle ajouté.

Un porte-parole des pompiers de Los Angeles a toutefois estimé auprès de la chaîne ABC qu'il était peu probable qu'il s'agisse d'une fuite naturelle dans cette région riche en hydrocarbures, où le forage est actif à la fois au large des côtes et dans les terres.

Cet incident ne serait apparemment pas lié à la fuite mardi dernier sur un oléoduc de la société Plains All American Pipeline, près de Santa Barbara.

Jusqu'à 400 000 litres de pétrole se sont déversés dans l'océan Pacifique au large de cette ville de l'ouest des États-Unis, située à environ 160 kilomètres au nord de Los Angeles.

La cause de la fuite de l'oléoduc de Plains All American Pipeline, l'une des principales sociétés de distribution pétrolière aux États-Unis, n'était pas encore définie.

Cette société a été vertement critiquée la semaine dernière pour avoir été à l'origine de 175 incidents de fuites à travers les États-Unis ces dix dernières années --certains portant sur moins de 20 litres.

Deux plages proches de Santa Barbara sont fermées jusqu'à nouvel ordre et un millier de personnes étaient mobilisées pour nettoyer une dizaine de kilomètres de côte touchée par la marée noire.

La pêche est interdite depuis une semaine dans un périmètre de 30 km sur 10. Les autorités n'étaient pas en mesure de dire à ce stade si la chaîne alimentaire pourrait pâtir de cette marée noire, la plus importante près de Santa Barbara depuis celle de 1969 qui était à l'époque la plus importante jamais connue aux États-Unis.

Près de Los Angeles, il n'y avait pas encore d'indication que la faune a été affectée. Mais à côté de Santa Barbara, 39 oiseaux et 22 mammifères marins mazoutés ont été ramassés par des associations de protection des animaux, dont la moitié sont morts.

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