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TransCanada: «Le débat va se transporter à l'ouest de Québec»

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard,... (PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL)

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Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, s'est réjoui de la récente «victoire importante» à Cacouna.

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Le champ de bataille des opposants à l'implantation du pipeline de TransCanada se déplacera «à l'ouest de la ville de Québec», selon le directeur général de Nature Québec. Avec le possible abandon du projet de construction d'un terminal pétrolier à Cacouna, Christian Simard pense que la lutte doit maintenant se mener «cours d'eau par cours d'eau» dans chacune des municipalités visées par le tracé de part et d'autre du Saint-Laurent.

Lors d'un colloque sur le sujet organisé par Nature Québec, samedi, l'environnementaliste s'est réjoui de la récente «victoire importante» à Cacouna.

TransCanada y a suspendu ses travaux après que le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC) eut décidé de classer le béluga du Saint-Laurent parmi les espèces en voie de disparition.

Christian Simard promet de faire ressortir les éléments «autres que les bélugas» démontrant l'inutilité de ce projet d'oléoduc de l'entreprise albertaine TransCanada.

«Est-ce que c'est gagné? Non. Est-ce que c'est facile? Non. Mais j'ai l'impression que cette victoire va en entraîner d'autres. Parce qu'elle sème le doute sur les stratégies de TransCanada.»

Christian Simard, directeur général de Nature Québec

Il pense aussi qu'un autre débat devra aussi avoir lieu spécifiquement sur la traversée du pipeline sur le fleuve Saint-Laurent. Le DG de Nature Québec promet que son organisation sera surtout «en appui» aux mouvements citoyens locaux qui s'organisent.

Industrie affaiblie

Invité à titre de conférencier au colloque, l'économiste et sociologue Éric Pineault est d'avis que l'industrie pétrolière canadienne est actuellement «affaiblie» par le prix du baril du pétrole, qui ne cesse de diminuer.

Pour espérer bloquer le projet, il pense que la contestation citoyenne doit porter sur trois axes qui vont «bien au-delà» des enjeux environnementaux. Les investisseurs doivent «prendre conscience» que le pétrole n'est pas un pari gagnant à long terme. Les opposants au projet doivent contester le tracé du pipeline et enfin prouver l'efficacité d'une politique énergétique basée sur autre chose que le pétrole.

«L'industrie est à genoux pour les prochains mois, elle est fragile. C'est le temps d'y aller», croit celui qui est aussi professeur à l'UQAM.

Le colloque sur le projet Énergie Est de TransCanada a rassemblé une cinquantaine de personnes au Collège de Maisonneuve.

Joint en fin de journée samedi, un porte-parole de TransCanada n'a pas souhaité émettre de commentaires.

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