Résolu nie vouloir bâillonner Greenpeace

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Richard Garneau, président de Résolu.

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Le géant canadien Produits forestiers Résolu nie vouloir bâillonner Greenpeace et user d'une tactique d'intimidation avec sa poursuite en diffamation de 7 millions.

Au contraire, affirme l'entreprise dans une lettre ouverte envoyée hier, c'est pour faire cesser les «tactiques d'intimidation» de Greenpeace à son endroit que la poursuite est lancée.

«Nous croyons que nous devons plutôt prendre les moyens à notre disposition pour que justement cessent les 'tactiques d'intimidation' depuis trop longtemps utilisées par Greenpeace auprès de nos employés, de nos clients et des communautés forestières», affirme dans cette lettre Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu.

Les propos reprochés à Greenpeace concernent trois sujets: le sort de la forêt vierge au Québec, des décisions touchant certains régimes de retraite des employés de Résolu et des affirmations de Greenpeace au sujet d'une famille de produits dont Résolu affirme qu'ils sont écologiques.

Les millions de Greenpeace

M. Garneau précise que Greenpeace a selon lui les moyens d'assurer sa défense.

«Nous tenons également à rappeler que Greenpeace Worldwide est une organisation internationale dont les revenus annuels dépassaient les 325 millions en 2011. Plus près de nous, les revenus de Greenpeace Canada ont été de l'ordre de 11 millions en 2011.»

«Comme par le passé, Résolu ne tolérera aucune accusation mensongère ou inexacte à son endroit et nous prendrons les mesures qui s'imposent pour protéger la réputation de Résolu, de nos employés tout comme celle de nos clients et autres partenaires commerciaux.»

De son côté, Greenpeace a reçu plusieurs appuis hier, y compris de groupes ayant été victimes de poursuites-bâillon.

Entre autres, l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA), dont le combat a mené au Québec à l'adoption d'une loi contre les poursuites-bâillon et Ugo Lapointe, de la coalition Québec Meilleure Mine, qui a eu gain de cause contre une poursuite abusive en 2011.

La poursuite de Résolu a été déposée à Sault-Sainte-Marie, en Ontario, mais ce n'est pas pour échapper à la législation québécoise, affirme l'entreprise.

«Il est important de noter que ce sont deux membres de Greenpeace qui se sont présentés le 16 mai dernier à l'assemblée annuelle générale de Résolu qui se tenait à Thunder Bay, en Ontario, pour y déposer leur plus récent rapport, affirme M. Garneau. Ainsi, ce geste de Greenpeace à Thunder Bay, où Résolu compte plus de 1000 employés, explique pourquoi la poursuite a été déposée à la Cour supérieure de l'Ontario.»

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