BIXI rate son entrée new-yorkaise

Le Citibike de New York... (PHOTO RICHARD HÉTU, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Le Citibike de New York

PHOTO RICHARD HÉTU, COLLABORATION SPÉCIALE

BIXI rate son entrée new-yorkaise, un deuxième faux départ pour le système montréalais aux États-Unis. Alors que le système de vélo en libre-service devait faire ses débuts dans la Grosse Pomme en juillet, son lancement a été repoussé au moins jusqu'en août, à une date indéterminée.

Annoncée en grande pompe en mai, l'arrivée du Citibike, entièrement financé par le privé, se fait toujours attendre. À part une dizaine de BIXI bleus apparus la semaine dernière pour permettre aux New-Yorkais de se familiariser avec le système, les 10 000 vélos en libre service qui doivent desservir la métropole américaine se font toujours attendre.

«Nous travaillons toujours au lancement et comptons informer le public dès que nous aurons tous les détails», a indiqué à La Presse un porte-parole du service des Transports de la Ville de New York, Seth Solomonow. On confirme toutefois qu'il sera impossible de respecter la date de lancement initialement prévue, en juillet.

L'entreprise responsable d'implanter BIXI à New York, Alta Bicycle Share, n'a pas répondu à nos questions sur ce retard. Elle a toutefois reconnu sur Twitter que CitiBike ne serait pas lancé avant le mois d'août. Aucune raison officielle n'a été fournie sur ce retard dans le lancement du plus important système de vélo en libre-service en Amérique du Nord. La Société de vélo en libre-service (SVLS), qui relève de la Ville de Montréal, assure ne pas être à l'origine du retard. «Pour notre part, on respecte à la lettre le contrat de la Ville de New York, notre calendrier de livraison», a indiqué son porte-parole, Michel Philibert.

Ce retard dans le lancement du plus important contrat de BIXI survient alors qu'une petite ville américaine repousse depuis deux mois le lancement de son service BIXI. La petite ville de Chattanooga, au Tennessee, est en effet la première à expérimenter un tout nouveau système informatique d'exploitation. Or, celui-ci éprouverait certaines difficultés, notamment dans la lecture des cartes à puce utilisées par les membres. Ce problème obligerait tous les utilisateurs à recourir à leur carte de crédit pour emprunter les vélos, une situation que les responsables municipaux jugent inacceptable.

Michel Philibert assure que les difficultés éprouvées à Chattanooga sont près d'être réglées. «La phase de test est pratiquement terminée et le système doit être lancé incessamment. C'est à la Ville de décider de la date», a-t-il indiqué.

La SVLS a dû mettre au point ce nouveau système d'exploitation après avoir rompu ses liens avec 8D Technologies, entreprise qui lui fournissait l'ancien système, toujours utilisé à Montréal. La firme montréalaise poursuit d'ailleurs la SVLS pour 26 millions, estimant avoir été injustement écartée.

Après Chattanooga et New York, BIXI doit encore être implanté à Chicago, où l'on planifie offrir 3000 vélos aux citoyens. La SVLS et son partenaire privé Alta ont remporté tous les importants appels d'offres en Amérique du Nord. Si le contrat n'est pas encore signé, tout indique que ce sont des vélos québécois qui rouleront également à Vancouver, qui prévoit investir 1,9 million par an pendant 10 ans pour offrir ce service à ses citoyens.




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