Le Projet climatique d'Al Gore s'installe à Montréal

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Le scientifique David Suzuki accompagné du premier ministre... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Le scientifique David Suzuki accompagné du premier ministre du Québec, Jean Charest.

Photo: André Pichette, La Presse

Catherine Handfield
La Presse

Montréal accueille un autre organisme voué à l'écologie : le Projet climatique. Fondé par le Prix Nobel de la paix Al Gore en 2006, l'organisme établit son secrétariat canadien dans la métropole.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, en a fait l'annonce, hier, en compagnie de la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, et de divers partenaires, dont le scientifique David Suzuki. Le siège social canadien du Projet climatique s'installera dans les bureaux de la Fondation David Suzuki du Québec, sis depuis l'an dernier au centre-ville de Montréal. Québec apportera une aide financière de 300 000 $ en trois ans pour appuyer le projet.

Le Projet climatique a pour mission de former des conférenciers qui à leur tour sensibiliseront leur milieu sur la question des changements climatiques. Al Gore avait offert une formation au Canada l'an dernier à Montréal.

L'ex-vice-président des États-Unis a toujours voulu que le secrétariat canadien ait son siège à Montréal, notamment pour faciliter son déploiement dans les deux langues, a-t-on indiqué hier. Le secrétariat espère toucher 70 000 Québécois en trois ans, a précisé Jean Charest.

Par ailleurs, Jean Charest a réitéré hier que les cibles du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques ne sont «pas assez ambitieuses» à son goût. À l'horizon 2020, le Canada entend ramener ses émissions de gaz à effet de serre à 3% de moins que ce qu'elles étaient en 1990, alors que l'Europe se dit prête à diminuer les siennes de 20% à 30% par rapport à la même année.

M. Charest entend continuer à faire pression sur Ottawa en vue de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques qui aura lieu à Copenhague en décembre prochain. La rencontre vise à déterminer les suites à donner au protocole de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012.

«Nous allons continuer à pousser très fort pour que le gouvernement fédéral arrive avec une position qui est le reflet de ce que je crois être la bonne pour le Canada», a déclaré Jean Charest. Il a toutefois admis qu'un consensus des provinces est peu probable.

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