Mondial junior: le parcours sinueux des États-Unis vers la finale

Mark Osiecki vante tellement Hockey Canada pour l'organisation du Championnat... (Photo Paul Chiasson, PC)

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La Presse Canadienne
Robert Laflamme

Mark Osiecki vante tellement Hockey Canada pour l'organisation du Championnat du monde junior ainsi que l'accueil que les amateurs de Montréal réservent à ses jeunes troupiers qu'on le soupçonne de vouloir amadouer la foule du Centre Bell, à l'occasion du duel de quart de finale des États-Unis contre la Russie, vendredi après-midi.

L'entraîneur de l'équipe américaine ne cesse de dire combien ses joueurs apprécient leur expérience au Mondial junior.

«Les gens de Montréal sont fantastiques. Ils traitent notre équipe de façon admirable. Ils ont créé une atmosphère qui est très agréable. Nos joueurs sont très impressionnés. Je lève mon chapeau à Hockey Canada», a répété Osiecki d'entrée de jeu, après la défaite des siens contre le Canada la veille du Jour de l'An.

Les Américains auront besoin de tout avantage, aussi petit soit-il, dans leur quête du titre mondial parce qu'ils sont maintenant confrontés à un parcours éliminatoire peu commode. S'ils l'emportent face à la Russie, ils auront à en découdre par la suite en demi-finale contre le gagnant de la confrontation Suède-Finlande.

Pendant ce temps à Toronto, le Canada retrouve sur son chemin le Danemark vendredi soir et, s'il gagne, le vainqueur du choc République tchèque-Slovaquie - l'autre quart de finale présenté au Centre Bell vendredi.

Bonne question

Les Américains ont tôt fait de tourner la page après la défaite de 5-3 face aux Canadiens. Dans le vestiaire, Osiecki a posé une question à ses troupiers.

«Combien d'entre vous avez déjà fait partie d'une équipe qui a remporté un championnat tout en restant invaincu pendant toute la compétition?, a rapporté le capitaine Jack Eichel. Il nous a fait remarquer que ça arrive très rarement.»

Peu importe l'identité des adversaires, les États-Unis veulent rester concentrés sur ce qu'ils font de mieux depuis le début du tournoi.

«Nous voulons demeurer nous-mêmes. C'est ce que nous nous sommes dit immédiatement après le match de mercredi, a relevé Osiecki. Tournons la page et concentrons-nous sur nous-mêmes. Procédons à un examen de conscience et trouvons une façon d'être meilleurs.

«Nous sommes très impressionnés par ce groupe de joueurs, a-t-il repris. Nous leur montrons des trucs sur vidéo et ils l'assimilent aussitôt. Ils ont énormément de mérite.»

Les Américains affichent beaucoup de coeur au ventre et ils n'abandonnent jamais, comme ils l'ont montré mercredi. Ils se sont approchés à un but des Canadiens par deux fois dans les trois dernières minutes de jeu de la troisième période.

«Nous devons bâtir sur notre fin de match et repartir sur une note positive en quart de finale», a affirmé l'attaquant Alex Tuch, choix de premier tour du Wild du Minnesota (18e au total) en 2014.

Le gardien Thatcher Demko, un espoir des Canucks de Vancouver, a dit que ses coéquipiers et lui seront meilleurs face à la Russie.

«Nous avons beaucoup appris de la défaite. Nous espérons faire des pas vers l'avant pour la suite des choses.

«Ça n'a aucune importance, l'équipe contre laquelle on joue. Peu importe, nous devons gagner pour continuer dans le tournoi. Ce n'est pas difficile de se reconcentrer.

«Nous devons nous en tenir à ce que nous faisons depuis le début. Nous avons eu du succès. Il n'y a rien de majeur à changer. Nous devons continuer de préconiser le style USA», a résumé Demko.

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