Samuel Morin pourrait être un joueur clé pour Équipe Canada

Les six pieds sept pouces de Samuel Morin... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les six pieds sept pouces de Samuel Morin procurent un élément à Équipe Canada junior que personne d'autre n'a.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne

Pendant sa convalescence à Philadelphie après une fracture de la mâchoire récemment, Samuel Morin n'a pu manger d'aliments solides pendant un mois. Le défenseur de 19 ans a consommé beaucoup de smoothies» et pris des repas pas très appétissants.

«Du steak au mélangeur, du poulet au mélangeur, tout au mélangeur, s'est rappelé Morin. C'était dégoûtant. Terrible.»

Morin est revenu à une alimentation solide et sa vie a repris son cours. Il est de retour sur la patinoire et ses six pieds sept pouces procurent un élément à Équipe Canada junior au championnat du monde de hockey que personne d'autre n'est en mesure d'apporter.

«Il n'est pas facile de jouer contre lui dans les coins de la patinoire, a décrit l'entraîneur Benoit Groulx lors du camp d'entraînement qui a précédé le tournoi. Nous avons besoin de cette présence en défensive qui peut faire une grande différence dans les matchs serrés, car dans ce type de tournoi, il s'agit de gagner les batailles dans les coins, de gagner les batailles devant le filet. Et je pense qu'il a le gabarit et qu'il est assez intelligent pour faire le travail.»

Morin, un choix de première ronde des Flyers en 2013, a presque réussi à gagner un poste dans la LNH au camp d'entraînement. Renvoyé à son club junior de l'Océanic de Rimouski, Morin a subi une fracture de la mâchoire lorsqu'il a reçu un tir frappé de Kurt Etchegary des Remparts de Québec en plein visage.

C'était le 12 octobre à son cinquième match de la saison. Morin se souvient très bien de tout.

«Oh mon Dieu! C'est la pire blessure que j'ai jamais eue, a déclaré Morin. Un tir frappé directement en plein visage, vous ne voyez pas ça souvent. Parfois, ça dévie, mais ce tir m'a atteint directement. Il a démoli ma mâchoire. Je n'ai pas eu le temps de réagir.»

Après sa période où il a été limité aux aliments liquides, Morin a effectué un retour cinq semaines plus tard mais cette fois avec une visière complète. L'athlète de St-Henri doit maintenant y penser à deux fois avant de réagir.

«Mon attitude a changé dans le junior parce que, quand un adversaire me frappe contre la bande, je ne peux pas dire, «Veux-tu te battre?» Je ne peux plus faire mon dur, a expliqué Morin. C'est certain que cela a quelque peu changé mon jeu, mais ici (aux championnats du monde juniors), je ne peux pas me battre, alors ça ne change rien.»

Morin n'a pas besoin de se battre pour s'imposer physiquement. Il souhaite que ses adversaires prennent connaissance de sa taille et qu'ils y pensent à deux fois quand ils se présentent dans les coins en sa présence.

Si les Flyers espèrent qu'il devienne le prochain Chris Pronger, Morin préfère se comparer à deux autres joueurs. Le premier est Zdeno Chara, un défenseur de taille similaire avec un puissant tir qui peut jouer, peu importe les circonstances.

L'autre est un défenseur qui a contribué à la conquête de la médaille d'or du Canada au mondial junior de 2005, le capitaine des Maple Leafs de Toronto Dion Phaneuf.

«Dion Phaneuf, quand ils ont gagné la médaille d'or ici, l'a prouvé: vous pouvez être un joueur physique. Même s'il ne se battait pas, il appliquait de nombreuses mises en échec, a expliqué Morin. Je ne veux pas frapper tout ce qui bouge et me sortir du jeu, mais je pense que je peux compléter toutes mes mises en échec.»

Équipe Canada junior, qui entreprend le tournoi vendredi contre la Slovaquie, comptera effectivement sur Morin dans cet aspect du jeu. La défensive canadienne mise sur plusieurs joueurs habiles avec la rondelle et dont le talent offensif est manifeste, mais Morin ajoutera du muscle.

«Dans un tournoi comme celui-ci, vous avez besoin de joueurs de gros gabarit, de force et de vitesse, a laissé entendre Groulx. Nous apprécions l'équilibre que nous avons parmi nos défenseurs. Ils sont tous grands, ils patinent bien et ils sont robustes. Sam apporte cet élément.»

Sauf que Morin ne se voit pas seulement comme un gros gaillard dont le rôle se limite à s'imposer physiquement. Certes, il accepte ce rôle mais ne sous-estime pas ses autres habiletés.

«Je suis un grand gars, j'ai aussi des habiletés. Je suis bon patineur, j'ai un bon tir, a dit Morin. J'ai une longue portée, je peux donc manier la rondelle. Je veux jouer davantage comme un plus petit joueur. Mais je dois réaliser que je suis un grand gars et je dois accomplir quelques jeux simples.»

Groulx a suivi Morin dès le hockey midget et il l'a dirigé dans la LHJMQ. Il note que Morin a un certain talent et qu'il se tire d'affaire avec son coup de patin.

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