Succès d'été: Jaws, ou l'an zéro du blockbuster moderne

À sa sortie en 1975, Jaws de Steven... (Photo fournie par Universal)

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À sa sortie en 1975, Jaws de Steven Spielberg était à l'affiche dans 464 salles en Amérique du Nord.

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Jozef Siroka
La Presse

À partir du milieu des années 70, l'été est devenu la saison la plus lucrative, mais aussi la plus compétitive dans l'industrie du cinéma nord-américain. Au cours des prochaines semaines, nous vous proposons une analyse de six succès qui ont chacun marqué l'histoire à leur manière.

Le deuxième long métrage de Steven Spielberg a pris l'affiche le 20 juin 1975 dans des centaines de salles simultanément (409 aux États-Unis et 55 au Canada).

Une pratique inusitée à l'époque, et qui était généralement associée au cinéma d'exploitation à petit budget. En effet, ce type de films de qualité douteuse misait sur une saturation du marché expéditive afin de compenser l'éventuel bouche-à-oreille négatif. Une tactique surnommée «take the money and run».

Jaws, thriller sur un requin qui terrorise une station balnéaire, était naturellement prédisposé pour une sortie estivale, même si cette période correspondait à un no man's land en termes de box-office. Le studio Universal n'avait cependant pas jeté les dés à l'aveugle, investissant 1,8 million dans une stratégie marketing élaborée afin de d'augmenter les chances de succès du film.

À partir du 18 juin, deux douzaines de publicités télévisées ont commencé à être diffusése, du jamais vu. Le succès de Jaws se mesure d'ailleurs par la persistance de sa visibilité commerciale, avec la promotion d'un tas de produits dérivés, notamment une nouvelle édition du roman éponyme de Peter Benchley, un album de la bande originale signée John Williams, des t-shirts, des gobelets en plastique, des requins-jouets et même des serviettes de plage représentant la fameuse affiche du film.

Deux mois après sa sortie, Jaws régnait dans 950 salles nord-américaines. Les recettes au box-office dans le marché intérieur ont affiché en fin de compte 260 millions, plus 210 millions accumulés à l'étranger. On parle d'un total de quelque 2 milliards en dollars si l'on tient compte de l'inflation (ce qui le place au septième rang des films les plus lucratifs de l'histoire). L'ère du blockbuster estival était lancée et les studios ne regarderont plus jamais en arrière, pour le meilleur ou pour le pire.

En chiffres

Budget: 7 millions $

Box-office domestique: 260 000 000 $

Box-office étranger: 210 653 000 $

Total mondial: 470 653 000 $

* Les chiffres sont en devises US et non ajustés à l'inflation

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